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Un beau voyou

2018

France

1h44

de Lucas Bernard.

avec Swann Arlaud (Bertrand), Charles Berling (Le commissaire Beffrois), Jennifer Decker (Justine), Jean-Quentin Chatelain (Charles), Erick Deshors (Bertaud), Anne Loiret (Madame Maupas), Pierre Aussedat (Etienne), Marina Moncade (Nicole), Antoine Levannier (Avocat), Victor Pontecorvo (Arthur)...


Le commissaire Beffrois attend la retraite avec un enthousiasme mitigé quand un vol de tableau retient son attention. Est-ce l’élégance du procédé ? L’audace du délit ? La beauté de l’oeuvre volée ? Beffrois se lance à la recherche d’un voleur atypique, véritable courant d’air, acrobate à ses heures.

Dans un pays où la comédie est trop souvent considérée comme la vache à lait du cinéma, il est bon de savoir que des réalisateurs considère encore la comédie comme un genre noble. C’est le cas de Lucas Bernard qui a écrit et réalisé un petit bijou d’humour, de finesse et d’espièglerie avec Un beau voyou, il a offert du même coup un personnage de flic entêté et politiquement borderline à Charles Berling et un rôle de gentleman cambrioleur de haut vol à Swann Arlaud, tous les deux truculents. Sans oublier l’épatante Jennifer Decker, sociétaire de la Comédie Française qu’il nous fait redécouvrir.


La petite histoire

 Lucas Bernard avait en tête un personnage de voleur qui passait par les toits. Il aurait travaillé de façon assez « old school », sans complice, sans téléphone portable, en dessous du champ des radars de la police. "J’en ai parlé à Florian Môle, mon producteur, l’idée lui a plu. On a commencé les allers retours : j’écrivais deux pages, il lisait... trois pages, il lisait... Très vite, c’est le personnage du flic qui est apparu, tout comme l’idée que l’intrigue se passerait dans le milieu de l’art. Finalement le voleur m’a demandé davantage d’efforts", confie le cinéaste.

Paris est clairement l’un des personnages d'Un beau voyouLucas Bernard a pris beaucoup de plaisir à filmer ses toits et ses rues, et ses différents quartiers... "C’est un film qui met les différents quartiers en regard. Ces balades sur les toits nous permettaient de traverser Paris socialement : on entre dans un bel immeuble haussmannien, mais pour aller sous les combles, il faut passer par les escaliers de service et par les chambres de bonnes. Beffrois habite à Marcadet-Poissonniers, le long des rails, des immeubles qui ont longtemps été la propriété de la SNCF : ce sont des immeubles tout confort mais tout de même des structures imposantes de dix étages. L’adresse de Justine et son père est plus « respectable » : nous avons tourné avenue Franklin Roosevelt. Nous avons trouvé la chambre de bonne de Bertrand rue Turgot – et le premier tableau volé emmène Beffrois à Montmartre. Mais les toits ne sont pas exactement à leur place. Pour tourner sur les toits, il faut les accords de plusieurs copropriétés, c’est compliqué. Heureusement, on avait repéré des parkings, Gare de l’Est, au dernier étage, avec vue sur Paris à 360°. Tous les plans où l’on ne voit pas les pieds de Beffrois, c’est qu’il marche sur le parking."




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