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Bienvenue à Marwen

Welcome to Marwen

2018

Etats-Unis

1h56

de Robert Zemeckis.

avec Eiza González (Caralala), Steve Carell (Mark Hogancamp), Leslie Mann (Nicol), Diane Kruger (Deja Thoris), Gwendoline Christie (Anna), Janelle Monáe (GI Julie), Merritt Wever (Roberta), Leslie Zemeckis (Suzette), Siobhan Williams (Elsa), Stefanie von Pfetten (Wendy)...


L'histoire de Mark Hogancamp, victime d'une amnésie totale après avoir été sauvagement agressé, et qui, en guise de thérapie, se lance dans la construction de la réplique d'un village belge durant la Seconde Guerre mondiale, mettant en scène les figurines des habitants en les identifiant à ses proches, ses agresseurs ou lui-même.


La petite histoire

 Bienvenue à Marwen s'inspire du documentaire Marwencol réalisé par Jeff Malmberg en 2010. Les deux oeuvres se basent sur la vie de Mark Hogancamp. Ce dernier s’être fait tabasser, dans un bar de Kingston, NY, en 2000. Dès son réveil du coma, il construit avec obsession une ville du temps de la Deuxième guerre mondiale. Il peuple son lieu imaginaire avec des poupées représentant sa famille et ses amis et explique, à l'aide de mini drames, leurs relations variées. Ce jeu et les photographies qu'il prend aident Mark à améliorer la coordination de ses mains et de ses yeux, endommagés depuis l'accident, et de gérer les blessures psychologiques provoquées par l'attaque. Cette auto-thérapie confère à Mark une force physique et mentale ainsi que de l'endurance pour son long voyage éprouvant vers la réalité. 

Mark Hogancamp s’est fait sauvagement agresser par cinq hommes aux abords d’un bar en avril 2000 parce qu’il avait raconté à l’un d’eux durant la soirée qu’il aimait porter des chaussures de femmes. Depuis qu’il s’est remis de ses blessures, Mark s’exprime plus librement en ce qui concerne son expression de genre qui fait partie intégrante de sa personnalité et de la façon dont il est représenté dans le film. Parce que lui-même a choisi de ne pas poser de mots sur cette part de son identité de genre, les créateurs du film ont respecté ce choix. Leur opinion est que Hogancamp est exactement qui il est, et n’a ni besoin ni le souhait d’être défi ni par les autres. Toujours est-il que l’agression qui lui a presque coûté la vie était motivée par la haine envers les individus qui ne se conforment pas à une expression de genre binaire et normative. "C’est sans équivoque possible un crime motivé par la haine", déclare le producteur Jack Rapke"Et nous nous y opposons farouchement. Ce n’est pas le sujet principal du film, mais si les spectateurs sont à même de prendre conscience des conséquences tragiques de telles agressions, nous n’en serons que plus fiers. Mark a survécu, mais beaucoup d’autres ont payé le prix fort à cause de l’ignorance et de la haine de certains ."

Robert Zemeckis découvre l’histoire de Mark Hogancamp en 2010 quand il tombe sur la diffusion du documentaire MARWENCOL sur PBS. Il est immédiatement fasciné. Le film n’est pas encore terminé qu’il y voit déjà le matériel pour un long-métrage de fiction. Il appelle Donna Langley, la présidente d’Universal Pictures, dès le lendemain, lui demandant d’acquérir les droits d’adaptation de l’histoire. Pour Zemeckis, il va s’agir de faire entrer les spectateurs dans l’univers de Mark Hogancamp, de donner vie à ses personnages et de voir le village et les différents récits qui s’y entrecroisent à travers les yeux de Mark. "En voyant le documentaire, j’ai remarqué que Mark racontait en détail ce qui se déroulait autour de chaque photographie. C’est ce qui m’a inspiré. Dans le film, on peut assembler ces histoires sans qu’elles aient à être narrées par l’artiste. On peut les voir se dérouler sous nos yeux et montrer ce qui se passe entre les figurines du point de vue de Mark. On peut leur donner vie. Je pressentais la force, la portée et l’originalité d’un tel film", raconte Robert Zemeckis.




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