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L'homme fidèle

2018

France

1h15

de Louis Garrel.

avec Louis Garrel (Abel), Laetitia Casta (Marianne), Lily-Rose Depp (Eve), Joseph Engel (Joseph), Diane Courseille (Eve 13 ans), Vladislav Galard (Docteur Pivoine), Bakary Sangaré (Le patron du restaurant), Kiara Carrière (L'apprentie restaurant), Dali Benssalah (Assistant politique), Arthur Igual (Ami enterrement)...


Dès la première scène du film, le ton est affiché : léger, drôle et cruel. Un détonnant mélange dans lequel Laetitia Casta excelle, resplendissante. Elle est Marianne, l’inconstante, par laquelle arrivent les jeux de dupes, de l'amour et du hasard… Abel aimait Marianne, Marianne aimait Paul, Ève encore gamine aimait Abel secrètement, comme on aime un fantasme, un idéal masculin inaccessible… Un Abel balloté au gré des femmes et des rencontres. Un Abel hilarant et touchant avec ses airs de cocker constamment résigné, incapable de contrarier celle qu’il aime, même au risque de la perdre. Dix ans passent… et l’amour est toujours bien là. Dans le cœur d’Abel pour Marianne qui l’aime en retour, et dans le coeur d’Eve qui déclare la guerre à sa rivale de toujours. Voilà, les ingrédients de l’intrigue en place, un sac de noeuds digne de La Seconde surprise de l’amour de Marivaux, dont le scénario s’est de prime abord inspiré. Jean-Louis Carrière et Louis Garrel rendent hommage au génial dramaturge, tout en s’en émancipant. Une heure quinze de simple bonheur à ne pas bouder.


La petite histoire

"Louis Garrel a imaginé le personnage d'Abel comme quelqu'un d'innocent et constamment émerveillé. Le metteur en scène explique : "Un peu à la manière des grands héros du cinéma muet, comme Buster Keaton, qui ne cherche pas à comprendre ce qui lui arrive quand un pot de fleurs lui tombe sur la tête, mais qui se demande plutôt s'il saigne. Je voulais construire ce film comme une nouvelle en littérature : à la manière d'un court métrage décalé, un film court, surprenant et frais, qui serait l'antithèse d'un drame psychologique. Une comédie de moeurs dans l'ère du temps."  

Le film, composé de triangles de personnages, constitue une sorte de récit à trois voix, puisque Abel, Marianne et Eve ont chacun une voix intérieure. Louis Garrel explique au sujet de ces voix off constituant trois visions de l'histoire : 
"Ce film, j’avais envie que ce soit trois choses à la fois, un mini thriller, un mini Hitchcock, dans lequel on peut imaginer qu’une femme est coupable d’un meurtre, et puis c’est une comédie de remariage à partir d’un couple qui se sépare puis se retrouve, avec tous les empêchements et les obstacles qu’ils vont franchir, et en troisième lieu on se retrouve avec une comédie gaguesque de clown dans laquelle le personnage d’Abel se prend des portes tout au long du film. Au final, les trois voix intérieures permettent de développer plusieurs genres à l’intérieur du film."




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