Retour à Séoul

Une fiction très réussie sur un parcours initiatique, houleux et particulièrement touchant. - Télérama


"Entre les tours géométriques de Séoul, une jeune femme est en quête d’elle-même. Elle a 25 ans, s’appelle Freddie, est née en Corée et a été adoptée par un couple de Français. Elle vient d’atterrir pour la première fois en Corée du Sud. Sur un coup de tête, Freddie s’est mise à la recherche de ses origines. Elle rencontre d’abord Tena, jeune Coréenne bienséante et bienveillante, dans une guest house. Puis pousse la porte du Service des adoptions coréen, remonte jusqu’à son père, rongé par les remords et l’alcool, partage une soupe de poulet avec sa famille biologique (scène remarquable), rencontre d’autres Coréens, repousse son père, cherche en vain sa mère puis s’installe à Séoul. 

Retour à Séoul raconte donc l’histoire d’une déracinée qui s’ignore (ou qui ne le sait que trop bien). Il y est question d’opportunités gâchées, de portes claquées, de mots dévorants, de quête de soi infinie. Remarqué dans la Section « Un certain regard » à Cannes, il ne s’agit que du deuxième long-métrage de fiction de Davy Chou après Diamond Island, en 2016. Mais le cinéaste de 38 ans semble déjà avoir trouvé son style, quelque part entre des ellipses ambitieuses et une caméra tourbillonnante. Ici, tout bouge, Freddie se lie puis se sépare, se trouve puis fait reset. Elle est dure, violente parfois, frustrée, effrontée, fragile, rebelle, flamboyante. Elle est tout en nuances. Les personnages secondaires (superbes Louis-Do de Lencquesaing et Guka Han) aussi. La grâce qui enveloppe ce film leur doit aussi beaucoup à chacun." Première

Bande-annonce

Presse

  • Davy Chou évite le pathos qui pourrait grever son propos et brosse le portrait d'une jeune femme à jamais marquée par la précarité de sa naissance. Une brûlante quête des origines.

  • Un récit ample qui donne tout son temps aux émotions.

  • Jamais mélodramatique ni larmoyant, un film complexe.

  • Une fiction très réussie sur un parcours initiatique, houleux et particulièrement touchant.

  • On ne peut être que touché par ce mélodrame qui traite de l’abandon, de l’adoption, de l’identité et des racines.

  • Une quête initiatique de dix ans, enragée et captivante.


Générique

  • Réalisateur

    Davy Chou

  • Scénariste

    Davy Chou

  • Durée

    1h59

  • Pays

    BelgiqueAllemagneFranceQatar

  • Date de sortie

    25 janvier 2023

  • Distributeur

    Les Films du Losange


Acteurs et actrices

  • Park Ji-Min → Frédérique Benoît AKA Freddie

    Oh Kwang-rok  → Le père coréen de Freddie

    Guka Han → Tena

    Kim Sun-young  → Tante coréenne

    Yoann Zimmer  → Maxime

    Louis-Do de Lencquesaing  → André

    Hur Ouk-Sook → Grand-mère

    Son Seung-Beom  → Dongwan, l'ami francophone

    Dong Seok Kim  → Jiwan

    Emeline Briffaud → Lucie

    Lim Cheol-Hyun  → Kay-Kay


Filmographie

Pour aller plus loin

Entretien avec Davy Chou, réalisateur

Pourquoi avez-vous eu envie de raconter cette histoire ?

En 2011, je suis allé présenter mon premier long métrage documentaire, Le Sommeil d’or, au Festival International du Film de Busan, en Corée du Sud. Une amie, qui s’appelle Laure Badufle, m’a alors accompagné pour me montrer ce qu’elle appelait « son pays ». Laure est née en Corée du Sud, et a été adoptée en France à l’âge d’un an. Elle est retournée dans son pays de naissance pour la première fois à vingt-trois ans, et y a vécu deux ans avant de repartir en France...

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