Joyland

Une ode vibrante à la différence, d'une grande subtilité.


Alors que les Rana, fidèles à leur tradition patriarcale, aspirent à la naissance d'un garçon pour perpétuer la lignée familiale, leur plus jeune fils rejoint secrètement un théâtre de danse érotique et tombe amoureux d'une ambitieuse starlette transgenre. Leur histoire d'amour impossible met peu à peu en lumière le désir de rébellion sexuelle de toute la famille Rana. Tout entier pris dans la tension entre les deux lieux principaux du film, le parc d'attraction Joyland et la maison à Lahore dans laquelle se serrent les différents membres de la famille Rana (le père malade, les deux fils ainsi que leurs femmes et enfants), ce premier film du réalisateur pakistanais Saim Sadiq a conquis le public et le jury du Festival de Cannes 2022. Avec une grâce infinie et une grande maîtrise dans le scénario, la mise en scène et la direction d'acteurs, ce film nous fait approcher au plus près du système patriarcal au Pakistan mais aussi d'une possible "implosion qui rebattra les cartes". V. Cauhapé, Le Monde

Bande-annonce

Presse

  • Avec une style direct mais pas naïf, l'attachant Joyland a conscience que les moments vécus en dehors sont aussi magiques et brefs que des tours de montagnes russes, mais à l'amertume de la descente, il a l'élégance de nous inviter à la grisante euphorie de la montée.

  • Premier film pakistanais à être présenté en Sélection officielle, Joyland saisit par la soif de liberté qui électrise ses personnages, une mise en scène audacieuse et la justesse de ses interprètes.

  • Ce premier film pakistanais livre, sans caricaturer, une dénonciation du patriarcat.

  • Imprimant au récit une tension palpable grâce à la nervosité de sa mise en scène et à ses interprètes inspirés, Saim Sadiq signe un film maîtrisé et palpitant.

  • Élégant et gracieux, ce premier film est une oeuvre à ne pas rater. 


Générique

  • Réalisateur

    Saim Sadiq

  • Scénaristes

    Saim Sadiq et Maggie Briggs

  • Durée

    2h07

  • Pays

    Pakistan

  • Date de sortie

    28 décembre 2022

  • Distributeur

    Condor


Acteurs et actrices

  • Ali Junejo → Haider

    Rasti Farooq  → Mumtaz

    Alina Khan → Biba

    Sarwat Gilani  → Nucchi

    Salmaan Peerzada  → Le Père

    Sameer Sohail  → Saleem

    Sania Saeed  → Fayyaz

    Ramiz Law  → Qaiser

    Honey Albela  → Ashfaq Saab

    Priya Usman Khan → Shagnam Rani

    Honey  → Honey


Filmographie

  • 1er film

Pour aller plus loin

Note d’intention du réalisateur

Je vis avec l’histoire de JOYLAND depuis très longtemps. Aujourd’hui, quand je repense au passé, je me rends compte que mon esprit de jeune adulte a accueilli avec beaucoup d’émotion ce récit, totalement fictif mais autobiographique, comme un cadeau. C’est devenu le moyen de questionner mon propre statut de jeune homme qui n’a jamais été suffisamment viril pour vivre dans une société patriarcale. En grandissant, j’ai découvert les personnages de JOYLAND qui grandissaient avec moi, comme les quelques amis, adolescents, qui traînent longtemps ensemble après la fin de l’école. En affrontant les notions de désir, de tradition, de masculinité, de famille et de liberté, ces combats sont devenus leurs combats. Quand je me mettais trop en colère, ils m’apprenaient à avoir de l’empathie. Quand ils étaient trop désabusés, je faisais une blague ou je les emmenais dans un parc d’attraction. En fin de compte, leur catharsis est devenue la mienne. JOYLAND s’attache à « déromantiser » un récit initiatique et se présente comme un hommage à toutes les femmes, à tous les hommes, et à tous les transgenres qui paient de leur vie le poids du patriarcat. Le film célèbre aussi le désir qui tisse des liens inattendus et l’amour qui les immortalise. En fin de compte, c’est surtout un message d’amour adressé à ma patrie.

Entretien avec le réalisateur

Qu’est-ce qui a rendu ce film possible ? Je n’avais pas le choix. À partir du moment où j’ai décidé de le faire, c’est devenu une part de moi. Il est issu d’un amalgame de choses ressenties et vécues depuis que je suis enfant, puis adolescent. Pendant l’écriture, le scénario a continué d’évoluer en même temps que mes idées politiques. Je me suis toujours dit « Je dois le faire, et je vais le faire. » Le défi aujourd’hui, c’est de continuer à vivre sans lui, maintenant que je l’ai partagé ici, à Cannes. La bataille commence finalement maintenant, pour moi !

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