Youssef Salem a du succès

On ne peut pas dire qu’il soit la gloire de son père, même si Youssef Salem a du succès


Youssef Salem, la quarantaine, a toujours réussi à rater sa carrière d'écrivain... Il est bien parti s'installer à Paris mais il rentre régulièrement voir sa famille à Port-de-Bouc, sans grande nouvelle à leur annoncer. Enfin... En vérité, si : son premier roman vient d'être publié et commence même à rencontrer un certain succès. Mais s'il insiste lourdement sur le fait que c'est une pure fiction, Youssef n'a en réalité pas pu s'empêcher de s'inspirer des siens, pour le meilleur et surtout pour le pire. Il doit donc éviter à tout prix que son livre tombe entre leurs mains. Ce ne sera pas une mince affaire... 
Pour son deuxième long-métrage, Baya Kasmi a concocté – avec la complicité de Michel Leclerc – une comédie réjouissante autour d'une irrésistible famille maghrébine. En mettant en scène le roman puis les déboires de cet écrivain d'origine algérienne, elle aborde joyeusement des questions brûlantes : les rapports ambivalents aux origines, à la religion (et donc à la sexualité) ou encore à la célébrité. Autour d'un Ramzy Bedia en grande forme, les personnages secondaires enrichissent chacun-e le récit de leur personnalité, leur drôlerie, leur folie – mention spéciale à Noémie Lvovsky en éditrice passionnée, grisée par la notoriété de son poulain. Avec un vrai sens de la situation et un joli mélange d'humour et de tendresse, Baya Kasmi bouscule les clichés et dynamite la bien-pensance : son désopilant Youssef Salem mérite un beau succès, qu'on se le dise !

Bande-annonce

Presse

  • Le scénario cosigné avec Michel Leclerc (Le nom des gens) réserve de beaux moments sur le rapport à la célébrité et les racines familiales. Clairement orienté comédie, le film étrille au passage les médias. Les situations convoquant les personnages secondaires sonnent toutes justes. Mais l’atout du film est incontestablement Ramzy Bedia, qui n’a jamais été aussi remarquable.

  • Avec son écriture et des comédiens formidables, Baya Kasmi signe un film drôle, intelligent et décapant.

  • Une comédie aussi intelligente qu'efficace.

  • Ramzy Bedia endosse ce joli rôle en l'imprégnant de son humour, de sa pudeur et de son enthousiasme contagieux.

  • A travers les dérobades de son écrivain immature, Baya Kasmi propose une réflexion pertinente sur les rapports parfois conflictuels entre notoriété et racines familiales, moquant au passage, mais avec bienveillance, l’hypocrisie qu’elles suscitent. Les second rôles, bien dessinés et incarnés - Noémie Lvovsky s’en donne à cœur joie en éditrice enamourée -, accompagnent un Ramzy Bedia aussi touchant qu’amusant.

  • Baya Kasmi réussit un film tordant sur la notoriété, le mensonge et les injonctions dans lesquelles nous nous débattons, une farce universelle sur un sujet qui lui est cher : comment s’inventer soi-même. Elle le trouve en Ramzy, d’une tendresse inouïe.

  • Une comédie futée où brille Ramzy Bedia.

  • Une comédie tendre à la drôlerie percutante.


Générique

  • Réalisatrice

    Baya Kasmi

  • Scénaristes

    Baya Kasmi et Michel Leclerc

  • Durée

    1h37

  • Pays

    France

  • Date de sortie

    18 janvier 2023

  • Distributeur

    Tandem Films


Acteurs et actrices

  • Ramzy Bedia → Youssef Salem

    Noémie Lvovsky  

    Melha Bedi

    Caroline Guiela Nguyen

    Oussama Kheddam

    Abbes Zahmani

    Tassadit Mandi

    Lyès Salem

    Vimala Pons


Filmographie

Pour aller plus loin

Entretien avec Baya Kasmi, réalisatrice

Comment est née l’idée de ce personnage d’écrivain maghrébin s’inspirant de sa famille pour écrire, tout en ayant peur qu’elle le découvre ? 

L’idée est née lors de la réception de mon premier film, Je suis à vous tout de suite, l’histoire d’un frère et d’une sœur liés par un secret qui les éloignent. Ce qui m’intéressait c’était la façon dont les traumatismes intimes pouvaient influencer nos choix de vies, politiques ou religieux. Le film a été reçu par les journalistes sous un angle sociétal, et on m’interrogeait sur l’immigration magrébine, l’islam, les cités, le voile… Dans le même temps, j’ai eu des débats avec des gens de la même origine que moi qui trouvaient que j’avais mal représenté les maghrébins, que le film était trop choquant, voir raciste, bref que je n’avais pas le droit d’écrire ça sur « les arabes » ou « les musulmans ». Au-delà de ce traitement, le film était une œuvre personnelle, car bien qu’ayant tout fictionnalisé, j’évoquais certaines choses de mon enfance difficiles à énoncer. La sortie du film a été un moment émotionnel avec ma famille. Nous avions vécu la même situation avec Michel Leclerc à la sortie du film Le nom des gens, cette prise de conscience que la liberté de raconter une histoire engage les autres malgré nous, et malgré eux. Je ne savais pas pourquoi je le faisais, mais je savais que je ne pouvais pas faire autrement...

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