Être prof

de Emilie Thérond

France / 2019 / 1h22

 

 

Elles vivent aux quatre coins de la planète et se battent au quotidien pour transmettre leur savoir. D’un campement nomade enseveli sous les neiges de Sibérie à la brousse étouffante du Burkina, en passant par les terres inondées du Bangladesh, trois enseignantes sont portées par une même vocation : un enfant éduqué peut changer le monde. Elles sont prêtes pour cela à affronter mille défis pour faire de l’enseignement une véritable aventure et bouleverser les destins de leurs élèves...
Svetlana Vassileva, Sandrine Zongo et Taslima Akter sont des professeures « du bout du monde », portées par une même vocation : se battre au quotidien pour transmettre leur savoir à des enfants qui ont soif d’apprendre. Elles enseignent dans des lieux où les professeurs manquent à l’appel, où l’éducation ne repose que sur elles. D’un campement nomade enseveli sous les neiges de Sibérie à la brousse étouffante du Burkina, en passant par les terres inondées du Bangladesh, elles vont faire de l’enseignement une véritable aventure en s’engageant au-delà de leur mission première : alphabétiser sans craie ni tableau, repousser un mariage précoce, construire la paix, préserver la culture nomade. À leurs côtés, nous allons vivre une histoire universelle, celle de transmettre envers et contre tout.
 

Filmographie : "Mon maître d'école"

 

 

 

LA PRESSE 

 

ENTRETIENS 

La beauté du métier

Entretien avec Émilie Thérond, réalisatrice

Racontez-nous la genèse du film 

Après Mon maître d’école, mon précédent long-métrage, j’avais envie d’aborder à nouveau le thème de la transmission ; filmer un Bubu- le surnom donné à Jean-Michel Burel, mon ancien instituteur- mais un Bubu du bout du monde. Je pensais : « Si Bubu a été capable de changer le destin de ses élèves alors qu’il enseigne dans les Cévennes, un enseignant pratiquant son métier dans un lieu où tout est plus inaccessible et plus compliqué doit sans doute donner encore davantage aux enfants. » J’ai voulu creuser cette notion de vocation et sa portée sur les écoliers dans le monde. Presque au même moment et alors que je commençais à travailler sur ce projet, j’ai rencontré Barthélémy Fougea, le producteur de Sur les chemins de l’école qui s’attelait au même sujet… 

 

Ces héros du quotidien 

Entretien avec  Barthélémy Fougea, producteur 

Sept ans après Sur le chemin de l’école, de Pascal Plisson, qui racontait les périples quotidiens de quatre enfants aux quatre coins du monde pour atteindre leur école, Être prof d’Émilie Thérond, s’attache, à l’inverse, aux efforts déployés par des enseignants pour transmettre leur savoir dans des zones particulièrement reculées de la planète. On sent chez vous le désir profond de magnifier le rôle de l’éducation dans le monde. 

Parce qu’il est fondamental ! On a tous connu, à un moment ou à un autre, un professeur qui a changé notre regard sur la vie et sur nous-mêmes de façon incroyable. Posez la question autour de vous : instantanément, un nom fuse, des anecdotes – la première fois qu’un enseignant vous a regardé avec attention ; la première fois qu’il vous a fait confiance et donné, du même coup, confiance en vous ; les portes absolument inimaginables qu’il a ouvertes sur votre destin. Il était temps de rendre hommage à ces héros du quotidien qu’on voit peu et qui exercent une tâche capitale... 

 

L'éducation, c'est l'apprentissage de la liberté

Entretien avec Karin Viard

Pourquoi avoir eu envie de prêter votre voix au commentaire du film ?

Ces trois institutrices, Sandrine, Taslima et Svetlana, m’ont touchée. Elles sont extraordinaires, à la fois impliquées, militantes, totalement inventives. J’ai trouvé leur travail merveilleux, et merveilleux aussi la façon dont le raconte Émilie Thérond. On n’est jamais dans le pathos, toujours à la bonne distance ; juste les faits, rien que les faits... 

 

A DECOUVRIR 

Contexe du film

Données générales sur l’éducation dans le monde Selon l’UNESCO : 

  • En 2019, 127,7 millions de filles dans le monde ne sont pas scolarisées. Cela inclut 31,5 millions de filles en âge de fréquenter le primaire, 29,6 millions en âge de fréquenter le premier cycle du secondaire et 66,6 millions en âge de fréquenter le second cycle du
  • 53% des enfants des pays à revenu faible ou intermédiaire ne savent pas lire correctement à l’âge de 10
  • 67 % des enseignants de l’éducation primaire dans le monde sont des femmes...