L'énergie positive des Dieux

de Laetitia Møller

France / 2022 / 1h10

 

 

Stanislas, Yohann, Aurélien et Kévin, issus d’un institut médico-éducatif accueillant de jeunes autistes, forment Astéréotypie, groupe de musique post-rock électrique. Accompagnés par quatre musiciens – dont deux membres du groupe Moriarty – ils dévoilent sur scène leur univers détonant et leurs textes d’une poésie sauvage. Encouragés par Christophe, un éducateur passionné d’art brut, leur musique est un véritable cri de liberté.
À la suite d’un concert d’Astéréotypie qui l'a bouleversée, Laetitia Møller décide impulsivement de les suivre et de les filmer. Comment créer de la musique, écrire de la poésie et composer tous ensemble est-il possible lorsque le monde n’est pas adapté à ces chanteurs atypiques ? Ce documentaire à l'énergie communicative interroge nos perceptions et bouscule nos a priori – autant sur l’autisme que sur la musique. Bienvenue dans le monde d’Astéréoptypie !
 

Filmographie : 1er film

 

 

 

ENTRETIENS 

Interview avec Laetitia Møller, réalisatrice

Comment est né le désir de réaliser un film sur le groupe Astéréotypie ? 

J’ai d’abord rencontré Astéréotypie sur scène. C’était en mars 2015, au Centquatre à Paris, à l’occasion de Sonic Protest, un festival dédié à la musique expérimentale. J’étais là par hasard, au milieu d’un public amateur de noise et de post hardcore. Entourés de quatre musiciens, Stanislas, Kevin, Aurélien et Yohann se sont avancés l’un après l’autre sur le devant de la scène et se sont mis à chanter, parfois à hurler, ce qui ressemblait à une poésie sauvage. Leurs textes parlaient de colère, de pilule bleue qui endort et pourrit les dents, de transports scolaires devenus étymologiques et s’envolaient sur des riffs de musique post rock... 

 

Interview avec Christophe Luillier, éducateur et musicien 

Quelle est l’histoire du groupe Astéréotypie ?

Cela a d’abord commencé par un atelier éducatif dans le cadre de l’institut médico-éducatif Alternance de Bourg-la-Reine, accueillant des adolescents autistes, où je venais de débuter en tant qu’éducateur spécialisé. À l’époque, j’étais déjà musicien mais je l’avais enlevé de mon CV. Je ne suis pas toujours fan des pratiques de médiation culturelle par la musique et je préférais ne pas faire de concession là-dessus...