Rifkin's Festival

de Woody Allen

Etats-Unis, Espagne, Italie / 2021 / 1h32

avec Wallace Shawn, Elena Anaya, Gina Gershon... 

 

 

Grand cinéphile, Mort Rifkin (Wallace Shawn) accompagne sa femme Sue (Gina Gershon), attachée de presse, au festival de Saint-Sébastien. Il craint en effet que la fascination de son épouse pour son client, Philippe (Louis Garrel), jeune réalisateur, ne soit pas seulement professionnelle. Mort espère aussi que le dépaysement lui permettra de retrouver l’inspiration et d’achever un premier roman conforme à ses folles exigences. Agacé par le concert de louanges entourant le film de Philippe - qu’il considère banal-, Mort repense aux grands maîtres du septième art, comme Bergman, Fellini, Godard, Truffaut, et Buñuel, qu’il enseignait autrefois à ses étudiants. Si Mort multiplie les remarques désobligeantes à l’égard de Philippe, Sue ne cesse d’exprimer son admiration pour le cinéaste débutant. Un clivage qui ne fait qu’exacerber les tensions au sein du couple. Mort retrouve le sourire en rencontrant le docteur Jo Rojas (Elena Anaya), dont la sensibilité est proche de la sienne. Il comprend que la jeune femme, mariée à Paco (Sergi López), peintre au tempérament volcanique, n’est pas heureuse en amour. Tandis que les partis-pris artistiques de Mort ont eu tendance à le couper des autres, il est séduit par l’intelligence et les goûts de Jo. Pendant que Sue passe ses journées avec Philippe, Mort se rapproche de plus en plus de Jo - et sa passion pour les grands classiques du cinéma se ranime soudain. Tout en revivant les événements de sa vie à travers le prisme de sa cinéphilie, il envisage l’avenir avec davantage d’optimisme…
C’est le retour de Woody Allen au cinéma, plus de trois ans après son dernier film Un jour de pluie à New York. C’est en Espagne que le cinéaste a décidé de peindre son histoire, la lumière de Saint-Sébastien accompagne cette comédie piquante ou la finesse et le cynisme bien connu du cinéaste opèrent en plein jour. À travers des personnages à la dérive, la question du couple, du rapport au monde et à la mort est au centre de ce truculent boulevard allénien. Pour les habitués du réalisateur New-Yorkais, on est dans nos chaussons, ça fonctionne toujours aussi bien, Woody Allen sait mordre là où ça fait mal et faire rire en même temps. Un bonheur !
 

Filmographie : "Lily la tigresse" ; "Prends l'oseille et tire-toi" ; "Bananas" ; "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe... sans jamais oser de le demander" ; "Woody et les robots" ; "Guerre et amour" ; "Annie Hall" ; "Intérieurs" ; "Manhattan" ; "Stardust Memories" ; "Comédie érotique d'une nuit d'été" ; "Zelig" ; "Broadway Danny Rose" ; "La Rose pourpre du Caire" ; "Hannah et ses soeurs" ; "September" ; "Radio Days" ; "Une Autre femme" ; "New York Stories" ; "Crimes et délits" ; "Alice" ; "Ombres et brouillard" ; "Maris et femmes" ; "Meurtre mystérieux à Manhattan" ; "Coups de feu sur Broadway" ; "Maudite Aphrodite" ; "Tout le monde dit I love you" ; "Harry dans tous ses états" ; "Celebrity" , "Accords et désaccords" ; "Escrocs mais pas trop" ; "Le Sortilège du scorpion de Jade" ; "Hollywood Ending" ; "Anything else" ; "Melinda et Melinda" ; "Match Point" ; "Scoop" ; "Le Rêve de Cassandre" ; "Vicky Cristina Barcelona" , "Whatever Works" ; "Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu" ; "Minuit à Paris" ; "To Rome with Love" ; "Blue Jasmine" ; "Magic in the Moonlight" ; "L'Homme irrationnel" ; "Café Society" ; "Wonder Wheel" ; "Un jour de pluie à New York"

 

 

 

LA PRESSE 

 

ENTRETIENS 

Notes de production

Au départ, Woody Allen avait imaginé Mort Rifkin, protagoniste de RIFKIN’S FESTIVAL, comme un homme plus jeune. «J’avais en tête une vision très stéréotypée du jeune premier», souligne-t-il. Mais lorsque son amie, et ex-directrice de casting, Juliet Taylor lui a parlé de Wallace Shawn, il a changé d’avis. «Je me suis dit que c’était une idée formidable», reprend Allen. «Wally possède un vrai talent pour la comédie, tout en sachant rendre ses personnages poignants. Mais surtout, c’est un véritable intellectuel. J’avais envisagé des acteurs qui étaient peut-être intellectuels, mais chez qui cela ne se ressentait pas. Du coup, je me suis demandé pourquoi ne pas carrément engager un comédien qui soit un vrai intellectuel. Dès l’instant où j’ai évolué dans ma réflexion, le nom de Wallace Shawn s’est imposé.»...