Suis-moi je te fuis

本気のしるし 劇場版 (Honki no shirushi: Gekijō ban)

de Kôji Fukada

Japon / 2020 / 1h49

avec  Win Morisaki, Kaho Tsuchimura, Shosei Uno... 

 

 

Entre ses deux collègues de bureau, le cœur de Tsuji balance. Jusqu’à cette nuit où il rencontre Ukiyo, à qui il sauve la vie sur un passage à niveau. Malgré les mises en garde de son entourage, il est irrémédiablement attiré par la jeune femme... qui n’a de cesse de disparaître.
Sous la forme d'un diptyque d’une magistrale envergure (Suis-moi je te fuis se complète d'un deuxième film, Fuis-moi je te suis), Kôji Fukada emprunte aussi bien à la chronique domestique qu’au drame voire au thriller. Suis-moi je te fuis brosse une ample quête amoureuse où les rôles s’inversent et se dédoublent continuellement : une fresque cinématographique au développement vertigineux.
 
 

 

 

LA PRESSE 

premiere

Un drame amoureux traité comme un thriller à rebondissements aux ambiances lynchiennes. Une déconstruction subtile du mythe de la femme fatale.

 

V.O.

Un film beau, intelligent et intense.

 

ENTRETIENS 

Notes du réalisateur

À l’origine.

Quand j'ai lu le manga The Real Thing de Mochiru Hoshisato, il y a 20 ans, c'était très nouveau de décrire la douleur et la tristesse qu'éprouvaient les femmes à force d'être perçues comme des abstractions. Le prisme des histoires d'amour était avant tout masculin. Avec le mouvement #MeToo, des voix sont devenues extrêmement perceptibles. Il m'a tout à coup semblé nécessaire d'adapter ce manga. Je voulais montrer qu'une femme qui mène un homme par le bout du nez est un prisme très masculin : quand un homme fait la même chose à une femme, lui en revanche a le beau rôle, celui du « playboy ». Avec le personnage d’Ukiyo, j’ai voulu voir ce qui se passait si une héroïne de comédie romantique stéréotypée apparaissait dans le monde réel. Le choc avec la réalité permet à Ukiyo de finalement devenir l'antithèse de la femme fatale... 

 

Entretien avec Kôji Fukada, réalisateur

Suis-moi je te fuis / Fuis-moi je te suis était à l’origine une série de dix épisodes avant d’être présenté comme un long métrage, finalement divisé en deux parties…

J'avais d'emblée accepté l'idée d'une série suggérée par mon producteur lorsque je lui ai parlé du projet : la matière du manga duquel s’est inspiré le film, HONKI NO SHIRUSHI de Mochiru Hoshisato, était telle qu'en faire un long métrage de deux heures ne lui aurait pas rendu justice. Avoir recours à une forme épisodique avait quelque chose de plus cohérent. Qui plus est, j'ai eu la chance que Nagoya TV me laisse carte blanche. Aucun casting ni scénariste ne m'a été imposé. Ma seule contrainte, volontaire, a été de diviser ce manga en dix épisodes, afin de pouvoir trouver le bon rythme pour installer la progression psychologique de Tsuji et Ukiyo. La transformation en long métrage est liée au succès qu'a eu la série, d'abord sur cette chaîne locale qui ne couvre que trois régions du Japon, puis en replay sur le site de la chaîne... 

 

A DECOUVRIR