Skip to main content

L'ombre du feu

Un drame bouleversant qui traite du deuil et des traumatismes de la guerre.


Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le Japon tente péniblement de se relever et de panser ses blessures. Unique survivante de sa famille, une jeune femme passe son temps enfermée dans le bar délabré qui lui sert de refuge, attendant le client. Un jour, elle voit débarquer un petit orphelin chapardeur et un jeune soldat démobilisé. Entre ce trio atypique, un semblant de vie de famille commence à s’installer. Hélas, les traumatismes de la guerre auront tôt fait d’anéantir ce bonheur fugace...

Bande-annonce

Presse

  • L’Ombre du feu évoque le chef-d’œuvre d’Elem Klimov, Requiem pour un massacre, par sa façon de traiter la déshumanisation provoquée par la guerre et comment celle-ci met brutalement fin à l’innocence de l’enfance. Mais si le film de Klimov était marqué par une esthétique spectaculaire, celui de Tsukamoto est minimaliste (...).”

  • L’Ombre du feu est un beau film fragile et déroutant, qui nourrit sa réflexion de l’impossible deuil de l’après-guerre en partant d’une situation excessive et déchirante, complément extrême au bouleversant Tombeau des lucioles avec qui il partage nombre de points communs.

  • L’Ombre du feu est un curieux objet, virtuose dans son premier acte, nébuleux dans son second, hypnotique de bout en bout.

  • À l'approche de ses 40 ans de carrière derrière la caméra, Shinya Tsukamoto nous tabasse toujours avec la même vigueur.

  • Dans ce film abrupt, aussi disert qu’imprévisible sur l’horreur de l’après-Seconde Guerre mondiale au Japon, le gamin sans nom est alors témoin de barbaries toujours plus crûment étalées. Et le réalisateur, à force de tout montrer ainsi, semble lui-même ne plus savoir ce qui est grave.

  • C’est un film « comme une prière », dit Tsukamoto, qui réfléchit à la déshumanisation des sociétés en guerre, avec peu de moyens, mais une sensibilité déchirante, et l’expressivité folle d’un enfant acteur, Oga Tsukao, au visage inoubliable.

Générique

  • Réalisateur

    Shinya Tsukamoto

  • Scénaristes

    Shinya Tsukamoto

  • Durée

    1h35

  • Pays

    Japon

  • Titre original

    火影 (Hokage)

  • Date de sortie

    22 mai 2024

  • Distributeur

    Carlotta Films


Acteurs et actrices

  • Shuri

    Mirai Moriyama

    Ouga Tsukao

    Hiroki Kono

    Gô Rijû

    Tatsushi Ômori


Filmographie

Pour aller plus loin

Entretien avec Emmanuelle Nicot, réalisatrice

D’où vous est venue l’idée de DALVA ?

D’un imbroglio de plusieurs choses. D’abord, la thématique de l’emprise, qui m’est personnelle. Ensuite, lors de mon dernier court-métrage À L’ARRACHÉ, j’ai été en immersion dans un centre d’accueil d’urgence pour adolescents, et ce qui m’a frappée là-bas, c’est que tous ces enfants qui étaient là pour maltraitance avérée continuaient à faire bloc avec leurs familles considérant que la justice était injuste de les avoir placés. J’ai suivi deux de ces jeunes pendant des années et c’est ainsi que j’ai découvert le chemin qu’ils parcouraient entre la séparation avec leur famille jusqu’à leur «libération». À côté de ça, une de mes amies avait un père éducateur dont le travail consistait à extraire de leur domicile des enfants suspectés de subir des maltraitances pour les emmener en foyer. Un jour, cet éducateur a dû s’occuper d’une fillette de 6 ans vivant seule avec son père  : il s’est retrouvé face à cette petite fille hyper-sensualisée et sexualisée et qui était dans un jeu de séduction par rapport à lui. L’ensemble de ces éléments ont fait naître le projet DALVA. Je me suis demandée : que serait devenue cette fillette à 12 ans, à l’âge de la puberté et des premières histoires d’amour ?