Prochainement

lamuleaffiche lordredesmedecinsaffiche continueraffiche lesfauvesaffiche unbergeretdeuxperchesalelyseeaffiche anotherdayoflifeaffiche lechateaudecagliostroaffiche othelloaffiche minuscule2affiche pearlaffiche ladernierefoliedeclairedarlingaffiche toutcequilrestedemarevolutionaffiche deuxfilsaffiche graceadieuaffiche lachutedelempireamericainaffiche nosviesformidablesaffiche funanaffiche

funanaffiche2

Funan

2018

France / Cambodge / Luxembourg / Belgique

1h43

de Denis Do.


La survie et le combat d’une jeune mère, durant la révolution khmère rouge, pour retrouver son fils de 4 ans, arraché aux siens par le régime...

Ce premier film d’animation, délicat et poétique, s’est fortement appuyé sur les récits que lui faisait sa propre mère. 


La petite histoire

« Contrairement à beaucoup de Cambodgiens, pour qui évoquer le passé est si douloureux qu’ils en viennent à garder le silence, ma mère m’a raconté très tôt ce qu’elle a vécu, explique-t-il. Elle y revenait sans cesse, en faisant preuve d’un sens quasi graphique de la description ; de sorte qu’avant d’être en mesure de comprendre les réalités historiques, avant même d’être capable de situer le Cambodge sur une carte, j’ai eu de cette période tragique une vision fantasmatique qui tenait du cauchemar. J’imaginais des silhouettes fantomatiques à l’évocation des Khmers rouges, qu’elle appelait  “les hommes en noir”. Si je n’ai parlé que très récemment de cette histoire avec mon grand frère qui, lui aussi, a survécu, elle est le point Godwin auquel mènent immanquablement les conversations que j’ai avec notre mère. » Denis Do 

« J’avais dix ans en 1995, lorsque mon père m’a emmené au Cambodge pour la première fois, se souvient-il. Mais je n’avais pas la maturité nécessaire pour appréhender ce pays qui m’effrayait un peu ; et puis j’avais du mal à accepter cette origine, qui renvoyait à des images misérabilistes. Avec ma mère et mes frères, on a refait le voyage en 1997. On a alors rencontré des membres de notre famille et, cette fois, ç’a été plus profitable. Au cours de mon adolescence, je me suis intéressé à l’histoire cambodgienne ; j’ai vu les films de Rithy Panhqui m’ont évidemment beaucoup marqué ; j’ai découvert des photos et toutes sortes de documents qui ont chassé les représentations fantasmatiques qu’avaient produites en moi les récits de ma mère. L’histoire du régime khmer rouge est devenue pour moi une réalité tangible, renforcée depuis par notre travail sur Funan. »




Bandes annonces