fillesdejoieaffiche2

Filles de joie

2020

Belgique / France

1h31

de Frédéric Fonteyne et Anne Paulicevich.

avec Sara ForestierNoémie LvovskyAnnabelle LengronneJonas BloquetNicolas CazaléJérémie Petrus...

Interdit - 12 ans

fillesdejoieaffichebandeannonce


Axelle, Dominique et Conso partagent un secret. Elles mènent une double vie. Elles se retrouvent tous les matins sur le parking de la cité pour prendre la route et aller travailler de l’autre côté de la frontière. Là, elles deviennent Athéna, Circé et Héra dans une maison close. Filles de joie, héroïnes du quotidien, chacune se bat pour sa famille, pour garder sa dignité. Mais quand la vie de l’une est en danger, elles s’unissent pour faire face à l’adversité...

"Anne Paulicevich et Fréderic Fonteyne nous invitent à les suivre dans leur combat quotidien pour rester digne, faire face aux aléas de la vie qui les ont poussées à recourir à la prostitution comme bouée de sauvetage.

Filles de joie n'est pas un film sur la prostitution, mais bien sur la vie, celle de ces héroïnes du quotidien, qui contournent les impasses, et semblent multiplier les vies, comme les chats. 

Les auteurs captent la vérité de ce quotidien fait de drames et d’euphorie, les moments de partage, les fous rires, les conflits, la vie dans ce qu’elle a de plus organique. Le quotidien à la maison comme celui du bordel. Les moments d’attente et de complicité. En s’attachant tour à tour au point de vue de chacune des filles, on capte leurs failles et leurs forces, la puissance qui les anime, et leur permet de surmonter l’invivable. L’enjeu est avant tout de les montrer dans toute leur dignité, une dignité acquise de haute lutte, sans cesse à conquérir et reconquérir. 

Malgré les drames, l’humour, toujours présent, constitue une soupape indispensable pour faire retomber la pression. Il y a de la joie chez ces filles si bien nommées. De la joie malgré les larmes, les blessures. De la joie, même si en creux, le film n’est une fois de plus pas tant un film sur la prostitution que sur les violences faites aux femmes, violences physiques et sociales. 

Pour incarner ces héroïnes, il fallait de grandes actrices et Anne Paulicevich et Frédéric Fonteyne les ont trouvées en Sara ForestierNoémie Lvovsky et Annabelle Lengronne qui excellent à donner chair et complexité aux personnages de papier aux multiples facettes imaginés par la scénariste." Cineuropa


La petite histoire

 A l'origine, Anne Paulicevich était tombée sur un article racontant la double vie que ces femmes mènent (s’occupant de leurs enfants le matin avant de partir se prostituer de l’autre côté de la frontière) à quelques kilomètres de chez elles, où les bordels sont légaux. "A l’époque, les premiers plans d’austérité venaient d’être mis en oeuvre et ils frappaient de plein fouet les femmes, toujours plus précaires. Je voyais des amies, des voisines, se battre au quotidien pour s’en sortir, sans jamais baisser la tête. Toutes les pièces du puzzle se sont alors assemblées et, pour moi, tout a fait sens", se rappelle la scénariste et réalisatrice, qui en a ensuite parlé au metteur en scène Frédéric Fonteyne, pour qui l’héroïsme au féminin est un thème qui traverse la plupart de ses longs métrages (Tango libre, La femme de Gilles, etc.).




Actuellement

Prochainement

Bandes annonces