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Des hommes

2019

France

1h23

de Alice Odiot et  Jean-Robert Viallet.

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25 jours en immersion dans la prison des Baumettes. 30 000 mètres carrés et 2 000 détenus dont la moitié n’a pas 30 ans.
Une prison qui raconte les destins brisés, les espoirs, la violence, la justice et les injustices de la vie. C’est une histoire avec ses cris et ses silences, un concentré d’humanité, leurs yeux dans les nôtres...

Chaque ville a sa mythologie. De Marseille on pourrait retenir son port, son stade, sa prison, Les Baumettes : 30 000 m² et 2 000 détenus, dont la moitié n’a pas 30 ans. Une ville dans la ville. Ce film raconte un concentré d'humanité : la misère, la violence, les abandons et les espoirs aussi. Une histoire avec ses cris et ses silences. Pour saisir les traces d’humanité là où les enjeux de survie immédiate les détruisent, la mise en scène s’inspire notamment de San Clemente de Depardon et de The Store de Wiseman, en y ajoutant une sensibilité personnelle inspirée de la fiction, à travers l’usage d’une BO qui épouse au mieux le mouvement des corps. Des hommes est une plongée aride "dans ce lieu de privation de liberté où l'objectif est de punir".


La petite histoire

 Jean-Robert Viallet et Alice Odiot avaient réalisé un documentaire sur deux femmes qui étaient passées par la prison des Baumettes. C'est suite à cette expérience que ces deux journalistes marseillais ont eu envie de faire un film centré sur cette établissement carcéral très emblématique de la ville. La seconde se souvient : "La première approche remonte à 2013 et dans un premier temps, on a été autorisés à observer les enquêtes sociales rapides menées dans les geôles du TGI de Marseille. Juste après la garde à vue, juste avant la comparution immédiate, il s’agit de vérifier la situation sociale du prévenu. Ils racontent leur vie en 20 minutes. Un concentré de misère, et d’abandon. Ils seront très nombreux à partir au bâtiment A des Baumettes, réservé aux prévenus. Ils attendront pendant des mois leur jugement définitif. Quand j’observais ces gens dans les geôles du TGI de Marseille, je m’interrogeais sur ce qu’ils allaient vivre après. On avait conscience que ce n’était là que le début de leur parcours."

Pour avoir les autorisations de filmer à l’intérieur d’une prison sur une certaine durée, Jean-Robert Viallet etAlice Odiot ont dû obtenir le soutien de plusieurs instances : la Justice, l’administration pénitentiaire ou encore le TGI de Marseille. Mais c'est celui de l’ancienne directrice des Baumettes, Christelle Rotach, qui a été le plus décisif : "Elle a eu envie de nous ouvrir les portes, de nous montrer son quotidien, les 8 000 entrées et sorties par an, elle avait envie de montrer aux juges ce dans quoi ils enfermaient les hommes et ce qu’elle avait à gérer après la sentence."