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Mickey and the Bear

2019

Etats-Unis

1h29

de Annabelle Attanasio.

avec Camila Morrone (Mickey Peck), James Badge Dale (Hank Peck), Calvin Demba (Wyatt Hughes), Ben Rosenfield (Aron Church), Rebecca Henderson (Leslee Watkins)...

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Mickey n'a rien d'une victime : c'est une jeune femme décidée qui brave son quotidien morose avec un mélange de colère et d'énergie. Malgré l'amour qu'elle leur porte, elle tient tête aux « hommes de sa vie ». Son père, vétéran de guerre accro aux opiacés, ne s'est jamais vraiment remis de la mort de son épouse et voit en Mickey sa dernière bouée de secours et la réincarnation troublante de son amour défunt. Mickey s'occupe de lui à plein temps, le récupère au commissariat quand il déconne et négocie avec ses psychologues quand il est à court de médicaments. Son petit ami a de son côté tout prévu – mariage, enfants et moto – sans franchement demander son avis à celle qui ne semble être là que pour répondre à ses besoins...

Ainsi va la vie dans cette petite ville typique du Montana, archétype d'une Amérique profonde loin de tout spectaculaire qu'Annabelle Attanasio filme avec un naturalisme épuré. Mickey finit son année de lycée et s'autorise à rêver à un possible ailleurs : un avenir universitaire hypothétique et une rencontre avec un nouvel élève arrivé en cours d'année lui laissent entrevoir un horizon plus large. Pour vivre plutôt que survivre, faut-il s'enfuir ? 

"Le portrait juste et attachant d’une adolescente qui a grandi trop vite dans une Amérique rurale au bord de l’effondrement. Annabelle Attanasio réussit un tour de force pour son premier long-métrage." A voir à lire


La petite histoire

 Annabelle Attanasio s'est beaucoup identifiée au personnage de Mickey et à sa manière de rester stoïque face à des situations chaotiques. La réalisatrice explique : "Il y a six ou sept ans, et en tout cas pendant que j’écrivais le script, jamais je n’aurais pensé qu’on m’aurait prise suffisamment au sérieux pour me laisser le diriger. Je n’avais tout simplement pas suffisamment confiance en moi. Mais au fil du développement du projet, j’ai compris que personne ne pourrait raconter cette histoire comme moi je le pourrais. Cela a été une progression naturelle de le réaliser sans tenir le rôle de Mickey car… Au-delà du fait que j’étais trop âgée et finalement peu idoine, cela n’aurait pas vraiment été une expérience épanouissante, en fait. Après, dans tout ce que j’écris, j’ai besoin d’avoir de l’empathie pour mes personnages et de m’identifier à eux d’une manière ou d’une autre. Même s’il s’agit d’un être profondément violent et destructeur. Je dois pouvoir trouver leur part d’humanité."