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Adam

2019

Maroc / France / Belgique

1h40

de Maryam Touzani.

avec Lubna AzabalDouae Belkhaouda (Warda), Nisrin ErradiAziz HattabHasna Tamtaoui (Rkia)...

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Dans la Médina de Casablanca, Abla, veuve et mère d’une fillette de 8 ans, tient un magasin de pâtisseries marocaines. Quand Samia, une jeune femme enceinte frappe à sa porte, Abla est loin d’imaginer que sa vie s’apprête à changer à jamais. Une rencontre fortuite du destin, deux femmes en fuite, et un chemin vers l’essentiel. Le Maghreb a offert de très beaux films à Cannes l’année dernière. Après Papicha, place aux premiers pas en rtant que réalisatrice de la Marocaine Maryam Touzani. La force d’Adam repose sur sa sagesse. En effet, la réalisatrice montre avec beaucoup d’amour et de douceur ce que c'est que d’être mère dans un Maroc où avoir un enfant hors mariage est illégal. Sensible et très juste, la cinéaste offre de vrais moments de bonheur où elle insère ses envies de liberté et d’évolution dans un pays où certains droits sont encore bafoués. Un titre au masculin pour un film au féminin. Adam, comme le premier homme, mais des femmes comme unique chemin pour amener la vie dans un film où la parole des hommes n’est pas centrale.


La petite histoire

 En 2002, à Tanger, Maryam Touzani a rencontré celle qui a inspiré Samia. Les parents de la réalisatrice avaient recueilli une jeune femme enceinte de huit mois qui avait dû fuir son village car elle n’était pas mariée, ce qui constitue un crime aux yeux de la loi marocaine. Elle se souvient : "Nous étions déjà une famille de cinq enfants, tous élevés dans le respect des autres. Mes parents ont accueilli cette jeune femme et lui ont fourni un toit, sans poser de questions et surtout sans l’accabler sur son état malgré ce que ça représentait aux yeux de la société. Pour l’accouchement ce fut un peu plus difficile. Mon père qui était avocat s’est débrouillé pour que tout se passe au mieux, aussi bien à l’hôpital que pour la suite. Mes parents ont essayé de l’aider à trouver différentes options pour qu’elle puisse garder son enfant. Mais cette jeune femme voulait donner son enfant pour rentrer chez ses parents et tourner la page. Nous avons respecté son choix et avons essayé de faire en sorte que ça se passe au mieux."