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La fille au bracelet

2019

France

1h36

de Stéphane Demoustier.

avec Melissa Guers (Lise), Roschdy Zem (Bruno), Anaïs Demoustier (L'Avocat Général), Annie Mercier (L'Avocate de Lise), Pascal Garbarini (Le président du tribunal), Chiara Mastroianni (Céline), Carlo Ferrante (Avocat des parties civiles), Victoria Jadot (Noémie)...

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Lise, 18 ans, vit dans un quartier résidentiel sans histoire et vient d’avoir son bac. Mais depuis deux ans, Lise porte un bracelet car elle est accusée d’avoir assassiné sa meilleure amie...

Voici donc un film de procès hautement efficace, sobre et maîtrisé qui ne vous laissera pas indifférent. Un regard sur la jeunesse, sans la juger !

"Pour son cinquième film, Stéphane Demoustier dresse le procès prenant d’une adolescente de 18 ans, a priori sans histoire. Un drame en quasi huis-clos qui place le spectateur sur le banc des jurés. Et qui lui inocule tout le stress d’une audience en Cour d’assises." Maze 


La petite histoire

A travers l'autopsie clinique d’un procès, Stéphane Demoustier a voulu aborder les moeurs de la jeunesse d’aujourd’hui sans la juger. Or, dans une affaire judiciaire, tout est exacerbé et le procès agit donc comme un miroir grossissant des rapports intergénérationnels. Le cinéaste explique : "L’héroïne représente l’altérité absolue pour moi puisque c’est une femme et une adolescente. C’est pourquoi j’ai construit le scénario autour du mystère que représente à mes yeux cette jeune femme. C’est bien sûr ce qui m’intéressait. A travers ce portrait en creux, je voulais parler de la famille. J’ai trois enfants, beaucoup plus jeunes que mon héroïne, mais j’ai remarqué que très vite la question de l’altérité se posait. A qui a-t-on affaire ? On a toujours l’impression de connaître ses enfants mais l’évidence apparaît inéluctablement : ce sont des êtres autonomes qui nous échappent de plus en plus."

Pour construire son récit, Stéphane Demoustier a passé du temps en cour d’assises pour assister à des procès (plus précisément au tribunal de Bobigny) et ainsi être certain de coller au maximum à la réalité. "Je ne voulais pas tomber dans une vérité documentaire, mais il m’importait que ce soit crédible. Le scénario fini, je l’ai d’ailleurs fait relire par des juges et des avocats", se souvient-il.