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Martin Eden

2019

Italie / France

2h08

de Pietro Marcello 

avec Luca Marinelli (Martin Eden), Jessica Cressy (Elena Orsini), Vincenzo Nemolato (Nino), Marco Leonardi (Bernardo Fiore), Denise Sardisco (Margherita), Carmen Pommella (Maria Silvia), Carlo Cecchi (Russ Brissenden), Autilia Ranieri (Giulia Eden), Elisabetta Valgoi (Matilde Orsini)...

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Martin Eden, jeune marin d'origine modeste, sauve un bourgeois d'une agression sur le port de Naples. Pour le remercier, le jeune homme l'invite chez lui, où Martin rencontre sa soeur, Elena, et en tombe amoureux. Martin décide d'étudier et de devenir écrivain, tout en continuant à travailler pour vivre. Sa relation avec Elena se consolide. A la fête de fin d'études de cette dernière, Martin rencontre Brissenden, qui l'introduit dans les milieux socialistes et l'initie à la philosophie. Deuxième long-métrage de fiction de Pietro Marcello librement adapté du roman de Jack London, écrit en 1909, et transposé dans une Italie contemporaine, le Martin Eden de Pietro Marcello est un très beau film porté par une interprétation, à la fois sobre et intense. Luca Marinelli rend parfaitement toutes les nuances de son personnage : la soif de s’affranchir de son milieu d’origine à travers la culture et l ‘écriture, une force de vie exceptionnelle et en même temps, une souffrance d’être incompris, un sentiment de culpabilité et la conviction d’avoir trahi sa classe. Après La bocca del lupo, documentaire vainqueur au Festival de Turin en 2009, puis Bella e perduta (Prix du jeune jury à Locarno en 2015), et finalement Martin Eden, Pietro Marcello s’inscrit parmi les jeunes réalisateurs les plus doués, indépendants et visionnaires du panorama italien actuel.

"Une oeuvre d'un humanisme à vif, au lyrisme dépouillé." Télérama

"Poétique, passionné, romanesque et romantique : un film déchirant, la découverte du Festival de Venise. " Les Inrockuptibles


La petite histoire

 Selon Pietro Marcello (réalisateur) et Maurizio Braucci (scénariste), Martin Eden raconte l'histoire de ceux qui ne se sont pas formés dans la famille ou à l’école, mais à travers la culture rencontrée en chemin. C’est le roman de l’autodidacte, de celui qui croit en la culture comme instrument d’émancipation et qui est resté en partie déçu. "Un livre d’une grande pertinence politique, qui révèle la capacité de Jack London à percevoir les nuances ternes de l’avenir, les perversions et les tourments du XXe siècle. Nous avons imaginé que notre Martin traverserait le vingtième siècle, une transposition onirique du vingtième siècle, dépourvue de coordonnées temporelles, ne se situant plus dans la Californie du roman mais dans un Naples qui pourrait être n’importe quelle ville portuaire (pas seulement) d’Italie.

L’univers filmique de Martin Eden se dessine dans l'imaginaire de Pietro Marcello à travers les références à la peinture et à la photographie de la fin du XIXe siècle ; le tout dans la recherche de lieux qui puissent restituer le même type de densité et de réflexion historique. "J’ai choisi d’adapter l’histoire dans une ville imaginaire dont Naples est la référence la plus proche par ses couleurs, le rapport à la mer et les dynamiques sociales et politiques. Mais Naples n’est qu’un élément dans un collage : la ville de Martin Eden, en effet, est une ville portuaire européenne, pas un lieu spécifique mais plutôt un endroit reflétant l’esprit et l’atmosphère des grandes villes du Sud."