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Pour Sama

For Sama

2019

Grande-Bretagne / Etats-Unis

1h35

de Waad Al-Khateab etEdward Watts.


« Pour Sama n’est pas seulement un film, c’est le récit de ma vie. Comme tant d’autres activistes, j’ai commencé à filmer les manifestations syriennes sans aucun projet en tête. Je n’aurais jamais pu imaginer où cela me mènerait au fil des années. Toutes les émotions que nous avons vécues – la joie, la perte de nos proches, l’amour – et les crimes commis par le régime d’Assad contre des innocents ordinaires étaient impensables, inimaginables... »  Waad al-Kateab

Waad al-Kateab est une jeune femme syrienne, étudiante en journalisme, qui vit à Alep lorsque la guerre éclate en 2011. Sous les bombardements, la vie continue et elle filme les évènements marquants au même titre que son quotidien : les pertes, les espoirs et la solidarité entre les gens. C’est dans ce contexte et au cœur de la lutte qu’elle rencontre Hamza, un médecin très engagé dans le mouvement, qui deviendra son mari. Ensemble, ils auront un enfant et c’est à leur fille Sama que le film est dédié. Pour Sama est un cri du cœur : le récit jour après jour de l’injustice, des évènements terribles qu’il est nécessaire de dénoncer et qui rappellent que la liberté vaut la peine de se battre et de faire les plus grands sacrifices... Ce film retrace de l’intérieur l’histoire d’une guerre abominable qui continue aujourd’hui encore. Pour toutes ces raisons, c’est un document essentiel, à voir et à montrer.


La petite histoire

 Pour Waad al-KateabPour Sama n’est pas seulement un film, c’est le récit de sa vie. Comme tant d’autres activistes, la réalisatrice a commencé à filmer les manifestations syriennes sans aucun projet en tête. Elle explique : "Je n’aurais jamais pu imaginer où cela me mènerait au fil des années. Toutes les émotions que nous avons vécues - la joie, la perte de nos proches, l’amour - et les crimes commis par le régime d’Assad contre des innocents ordinaires étaient impensables, inimaginables… Dès le début, j’ai voulu témoigner et montrer l’humanité qui subsistait autour de nous, plutôt que la mort et la destruction qui ne cessaient de faire la une des médias. En tant que femme dans un quartier conservateur d’Alep, j’ai pu voir et raconter comment les femmes et les enfants d’Alep vivaient, ce qui aurait été impossible pour un homme. Cela m’a permis de montrer le quotidien des Syriens qui essayaient malgré tout de mener une vie normale tout en luttant pour leur liberté."

En même temps, Waad al-Kateab a continué à vivre sa propre vie. Elle s'est mariée et a eu un enfant. La cinéaste a assumé plusieurs rôles différents : Waad la mère, Waad témoin de cette guerre, Waad la journaliste et Waad la réalisatrice. "Je pense que ces différentes facettes de mon histoire font la force du film. Bien que Pour Sama retrace mon histoire et celle de ma famille, notre expérience n’est pas unique. Des centaines de milliers de Syriens ont vécu la même chose et vivent encore dans ces conditions aujourd’hui. Le dictateur qui a commis ces crimes est toujours au pouvoir et tue encore des innocents. Notre lutte pour la justice est toujours d’actualité. J’ai ressenti une grande responsabilité envers ma ville, ses habitants et nos amis : il fallait que je raconte leur histoire afin qu’elle ne soit jamais oubliée et que personne ne puisse déformer la réalité de notre vécu", confie-t-elle.