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Jeanne

2019

France

2h18

de Bruno Dumont.

avec Fabrice Luchini (Roi de France), Lise Leplat Prudhomme (Jeanne d'arc), Antoine Douchet (Jean Le Maistre), Annick Lavielville (Madame Jacqueline), Justine Herbez (Marie), Benoît Robail (Monsieur Regnauld de Chartres), Alain Desjacques (Messire Raoulde Gaucourt), Serge Holvoet (Monseigneur Patrice Bernard), Julien Manier (Gilles de Rais)...


Année 1429. La Guerre de Cent Ans fait rage. Jeanne, investie d’une mission guerrière et spirituelle, délivre la ville d’Orléans et remet le Dauphin sur le trône de France. Elle part ensuite livrer bataille à Paris où elle subit sa première défaite. Emprisonnée à Compiègne par les Bourguignons, elle est livrée aux Anglais. S’ouvre alors son procès à Rouen, mené par Pierre Cauchon qui cherche à lui ôter toute crédibilité. Fidèle à sa mission et refusant de reconnaître les accusations de sorcellerie diligentées contre elle, Jeanne est condamnée au bûcher pour hérésie. Regard d’enfant sensible, mais conquérante, elle se tient droite, petit bout de femme, déterminée dans son armure, les yeux levés vers le ciel. Christophe chante “la douleur d’être chef de bataille”... Après l’enfance de Jeanne d’Arc explorée dans Jeannette, comédie musicale punk, Bruno Dumont poursuit son adaptation de la pièce de Charles Péguy. Il raconte la suite du périple de la pucelle d’Orléans, après le départ de Domrémy. Avec la même jeune actrice, Lise Leplat-Prudhomme dans le rôle-titre, Bruno Dumont livre un drame musical et percutant hanté par la musique de Christophe. 

"La Jeanne de Bruno Dumont est pleine de grâce. De la grâce juvénile et pourtant pleine d'aplomb de sa jeune interprète tout en majesté." Première


La petite histoire

Bruno Dumont souhaitait démythifier le plus possible la légende de Jeanne d'Arc. "Je suis un grand admirateur de L’Évangile selon saint Matthieu de Pasolini, qui replace le sacré exactement là où il faut : au cinéma. Je pense que l’expérience artistique est la source de l’expérience spirituelle et que pour atteindre cela, Dieu est un très bon personnage, une bonne histoire. Le Christ est très propice, très favorable au cinéma de ce point de vue ! C’est aussi pour cela qu’il ne faut pas tant se séparer des bondieuseries, ce serait bien dommage : il faut au contraire remettre Dieu dans son théâtre… au cinéma ! Le cinéma peut satisfaire nos vénérations profondes et la superstition cinématographique n’est que poétique, c’est à dire comme étant enfin remise à sa place. Comme tout art, le cinéma nous émancipe et nous affranchit de l’aliénation religieuse."