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The Bra

2018

Allemand

1h30

de Veit Helmer.

avec Predrag 'Miki' Manojlovic (Nurlan), Denis Lavant (Kamal), Paz Vega (Daria), Chulpan Khamatova (Nesrin), Maia Morgenstern (Fidan), Frankie Wallach (Tänzerin), Irmena Chichikova (Voeuf), Boryana Manoilova (Mira)...


Le conducteur de train Nurlan se rend à Bakou pour la dernière fois avant sa retraite. En contournant les quartiers de la ville, son train arrache un soutien-gorge bleu à une corde à linge. Pour échapper à son existence solitaire, Nurlan se lance dans la plus grande aventure de sa vie : retrouver la propriétaire de ce sous- vêtement …  

"Entre cinéma d’animation et théâtre mimé, The bra est un petit bijou de poésie et de délicatesse, qui réjouira les grands adolescents et leurs parents. Une œuvre de cinéma qui fait figure d’OVNI au milieu des sorties habituelles." A voir à lire


La petite histoire

Les dialogues constituent un mode de narration totalement non cinématographique, selon le cinéaste Veit Helmer"Le cinéma passe essentiellement par la pure mise en scène des images et du son. En tant que réalisateur, il ne s’agit pas simplement de soustraire les dialogues du scénario car si l’on procédait de cette manière, le sens de l’histoire serait perdu. Les films qui ne recourent pas aux dialogues doivent être conçus de manière bien spécifique. Cela exige de passer beaucoup de temps sur le scénario. Je pense cependant que le résultat relève d’une expérience unique pour le spectateur.

Un quartier atypique de Bakou, capitale de l’Azerbaïdjan, est à l’origine de du film de Veit Helmer. Les voies ferroviaires sont construites tellement près des habitations qu’elles font office de rues et d’aires de jeux pour les enfants. La vie s’organise sur les rails, là où les trains pétrolifères passent plusieurs fois par jour. Les habitants appellent leur quartier « Shanghai » alors qu’il n’y a évidemment aucun rapport avec la Chine. "Ce décor m’a inspiré cette histoire de conducteur de train solitaire. À l’issue de ses journées de travail, il restitue à ses propriétaires les objets que son train arrache sur son passage. Juste avant de partir à la retraite, il trouve un soutien-gorge. Mon film raconte l’audacieuse quête de sa propriétaire."

L’Azerbaïdjan fascine le réalisateur Veit Helmer. Le pays est perdu quelque part entre l’Europe et l’Asie, sur l’ancienne route de la soie. Malgré son éloignement de la Russie, l’Arménie ou l’Iran, c’est un endroit où différentes cultures et religions se rencontrent. Les Musulmans, les Chrétiens et les Juifs cohabitent en paix. "Pendant des années, j’ai voulu filmer à Khinalug, l’endroit le plus élevé et désert d’Europe. Mais c’était avant que je ne découvre le quartier de « Shanghai ». L’idée de rassembler les deux lieux à l’intérieur d’un même récit s’est imposée. J’avais déjà été avisé en 2014 de la démolition prochaine du quartier. En 2017, nous avons obtenu les financements pour le film et j’ai pu tourner dans cette banlieue, juste avant qu’elle ne soit effectivement détruite."