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Fête de famille

2019

France

1h41

de Cédric Kahn.

avec Catherine Deneuve (Andréa), Emmanuelle Bercot (Claire), Vincent Macaigne (Romain), Cédric Kahn (Vincent)...


Andrea réunit ses enfants dans la maison familiale pour fêter son soixante-dixième anniversaire. Alors qu’elle s’active en cuisine avec son mari Jean, ses deux fils arrivent avec femme et enfants pour le premier, nouvelle petite amie pour le second. S’ajoutent à eux la jeune Emma, hébergée par Andrea et Jean, et son copain Julien qui la rejoint souvent dans la grande masure. La journée s’annonce festive et idyllique. Mais l’arrivée inattendue de Claire, l’aînée, dont tout le monde était sans nouvelles depuis trois ans, va bouleverser le programme : perturbée et bien décidée à reprendre ce qui lui est dû, elle va révéler secrets et non-dits, mettre chacun face à ses responsabilités et déclencher une véritable tempête familiale.


La petite histoire

Fête de famille est la onzième réalisation de Cédric Kahn. Le metteur en scène explique pourquoi il a voulu s'ateler au très cinématographique genre du film de famille : "Je portais cette histoire en moi depuis longtemps, peut-être même depuis toujours et qu’il m’a fallu tout ce temps et tous ces films pour m’autoriser à la raconter. Mais à partir du moment où ça s’est imposé, tout est allé très vite. À l’automne 2017, alors que je venais de terminer La Prière, j’ai écrit un premier traitement d’une vingtaine de pages que j’ai fait lire à Sylvie Pialat, la productrice, qui a immédiatement eu l’intuition que ce projet devait voir le jour vite, comme si elle avait senti à la fois une urgence et un risque de recul. Et à partir de là, tout s’est enchaîné très rapidement : l’écriture du scénario, la recherche des acteurs et des financements, jusqu’au tournage qui a commencé peu de temps après. Pour moi qui suis d’une nature lente, ça a été un peu vertigineux mais je l’ai pris comme un défi.

Fête de famille est construit en trois actes et les dialogues sont abondants. Le dispositif du film emprunte au théâtre mais Cédric Kahn n'avait pas pour intention de faire « théâtre ». Il précise : "La théâtralité vient également des personnages eux-mêmes puisqu’on a le sentiment qu’ils se mettent en scène, qu’ils jouent parfois un rôle qui leur est imposé, avec un côté presque vaudeville par moments. Et concernant les deux mises en scène qui interviennent au cours du récit (le film de Romain et la pièce d’Emma), elles fonctionnent comme des poupées russes, qui permettent de donner de la perspective au récit. Elles offrent aussi une forme d’exutoire, un peu comme si la fiction devenait le dernier rempart contre la folie."