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Haut perchés

2019

France

1h30

de Olivier Ducastel etJacques Martineau.

avec Manika Auxire (Veronika), Geoffrey Couët (Marius), Simon Frenay (Nathan), François Nambot (Louis), Lawrence Valin (Lawrence)...


Une femme et quatre hommes qui se connaissent à peine se retrouvent dans un appartement en plein ciel au-dessus de Paris. Ils ont tous été la victime du même pervers dominateur qui est enfermé dans une pièce. Ce soir-là, ils ont décidé d’en finir. Tour à tour, ils se racontent des souvenirs qui les lient à cet homme et entrent dans la chambre pour se confronter à lui. Mais ce qui s’y passe entre le monstre et eux reste leur secret...

"Huis-clos en apesanteur, Haut Perchés porte bien son nom. Le nouveau film d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau nous enferme dans une bulle hors du temps et du monde, tandis que cinq âmes en peine joignent leurs forces et soignent leurs plaies en collectivité. Un film hypnotisant sur les petites blessures qui laissent de larges meurtrissures." Les écrans terrribles


La petite histoire

Olivier Ducastel a eu l'envie de tourner un film dans son appartement car il le trouvait cinégénique. La chambre étant utilisée par l'équipe pour le maquillage notamment, l'histoire devait se dérouler dans la pièce principale. Ce lieu unique est devenu une contrainte technique et scénaristique. Quant à la thématique, le réalisateur s'est inspiré de sa rencontre avec plusieurs garçons qu'il qualifie de manipulateurs et narcissiques : "c’était probablement trop autobiographique comme cheminement et j’ai eu l’idée d’inverser la situation, de faire en sorte que ce soit cinq personnes qui ont été en contact avec le même pervers et qui, du coup, se rencontrent, font connaissance par l’intermédiaire de cette personne".  

Les réalisateurs ont fait appel au directeur de la photographie Manuel Marmier avec lequel ils avaient déjà collaboré sur Théo & Hugo dans le même bateau : "on s’est dit qu’il fallait faire évoluer l’espace chromatiquement construit d’une séquence à l’autre tout en gardant la cohérence du lieu. Du coup on a choisi un lieu qui, dès le début n’est pas naturaliste. Même s’il y a des couleurs dans cet appartement, il y en a beaucoup moins que dans le film ! On les a toutes poussées". 
L'idée était de souligner l'artificialité et la théâtralité du film pour se rapprocher de l'univers de Fassbinder : "D’habitude, ce qui se fait, c’est d’adapter une pièce de théâtre. Là, l’idée, c’était de faire un film qui donne l’impression qu’il y aurait une pièce de théâtre qu’on a adaptée !"