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Jessica Forever

2018

France

1h37

de Caroline Poggi et Jonathan Vinel.

avec Aomi Muyock (Jessica), Sebastian Urzendowsky (Michael), Augustin Raguenet (Lucas), Lukas Ionesco (Julien), Paul Hamy (Raiden), Eddy Suiveng (Kevin), Maya Coline (Camille), Angelina Woreth (Andrea), Théo Costa-Marini (Trésor), Franck Falise (Sasha)...


Un jeune homme se jette à travers la baie vitrée d’un pavillon situé dans un quartier désert. Un groupe d’intervention genre GIGN fend la campagne à toute allure en colonne de 4x4 pour récupérer l’individu en question, précédant de justesse une nuée de drones. Avec une telle entrée en matière, Jessica forever, le premier film de Caroline Poggi et Jonathan Vinel (remarqués pour leurs courts métrages, notamment Tant qu’il nous reste des fusils à pompe) affiche clairement son intention de pulvériser les conventions du cinéma d’auteur français, de malaxer les codes des films de genre et de s’affranchir des normes pour tenter d’extraire de nouveaux parfums...

"« Nous sommes dans un temps où de nombreux orphelins peuplent la Terre ». Perdus et d’une violence incontrôlable, ils sont traqués à mort par les forces spéciales. Mais « une jeune femme les recueille et les protège : Jessica ». En voix-off, le film nous propulse d’emblée dans un univers de science-fiction et au cœur d’une curieuse famille d’une dizaine de garçons unis par une mystérieuse figure féminine quasi christique à laquelle ils vouent une adulation sans bornes et dont ils obéissent à toutes les règles. Au menu : un entraînement militaire très poussé, un amour fraternel en osmose et des allures de colonie de vacances bien cachée dans la nature. L’idéologie du groupe : assumer et canaliser la part de sauvagerie de chacun. Mais les menaces externes et internes ne manquent pas... 

Résolument délirant, Jessica forever est un véritable ovni cinématographique, une curiosité mêlant fantastique, actions fulgurantes et tempo alangui. Jouant sur la texture de l’image jusqu’à l’hyperréalisme, son audace – qui ne laissera personne indifférent et qui comptera sans doute de solides détracteurs et de fervents adeptes – en fait un film potentiellement culte, ce qui pour un premier long est d’ores et déjà un succès." Cineuropa