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L'adieu à la nuit

2019

France / Allemagne

1h43

de André Téchiné.

avec Catherine Deneuve (Muriel), Kacey Mottet Klein (Alex), Oulaya Amamra (Lila), Stéphane Bak (Bilal), Mohamed Djouhri (Youssef)...


Muriel est folle de joie de voir Alex, son petit-fils, qui vient passer quelques jours chez elle avant de partir vivre au Canada.  Intriguée par son comportement, elle découvre bientôt qu’il lui a menti. Alex se prépare à une autre vie. Muriel, bouleversée, doit réagir très vite… 

"Sans jamais verser dans le pathos, Téchiné pose les petits rituels quotidiens comme rempart à une barbarie qui s'insinue même dans les endroits les plus apaisés, et cible de faux rêves naïfs, pour mieux au final, montrer l'impasse d'une radicalisation dont il espère un retour possible. Le film a le mérite de poser les bonnes questions et de garder l’espoir en l’humain." Abus de Ciné


La petite histoire

 L'Adieu à la nuit est né d'une convergence de plusieurs éléments. Parmi eux, le livre de David Thomson ("Les Français jihadistes"), recueil d’entretiens très bruts de jeunes Français partis en Syrie faire le jihad. André Téchiné précise : "Il y avait aussi la question du regard d’une personne de ma génération, d’où la présence de Catherine (Deneuve), avec cette complicité et ce désir de renouvellement qui nous lient depuis longtemps. Je souhaitais un champ/contrechamp entre Catherine et ces dialogues bruts de jeunes jihadistes prélevés directement dans le réel. Enfin, il y avait aussi le motif de la transition juvénile qu’est l’adolescence, avec cette grand-mère qui découvre un aspect de la post-adolescence qui a pris un visage terrifiant."

Avec L'Adieu à la nuitAndré Téchiné aborde un sujet difficile qui est l'objet de multiples polémiques dans les médias : la radicalisation religieuse. Le metteur en scène raconte : "Pour ces adolescents attirés par le jihad, il y a un « désir furieux de sacrifice ». Je trouvais ça certes brûlant, mais aussi susceptible de ne pas intéresser que moi, mais tout le monde. C’est un sujet clivant et ouvert à la fois. Et ce film ne représente que mon regard sur ce sujet, c’est une proposition de fiction. Quand des adolescents prennent ce nouveau visage « monstrueux », cherchent un nouvel enracinement, c’est comme une conversion maléfique dans un pays inconnu. Cinématographiquement, cela m’amenait vers une dimension de fantastique intérieur."