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Working Woman

Isha Ovedet

2018

Israël

1h32

de Michal Aviad.

avec Liron Ben-Shlush (Orna), Menashe Noy (Benny), Oshri Cohen (Mari d'Orna), Sarah Markowitz (femme américaine)


Orna est mère de trois jeunes enfants. Son époux fait beaucoup d’efforts pour démarrer son propre restaurant. Pour aider sa famille et arrondir les fins de mois, Orna reprend le travail et est embauchée par un ancien cadre supérieur de l’armée, Benny, qui maintenant réussit en tant que promoteur immobilier. Pendant qu’Orna prend à bras le corps son nouvel emploi et essaie de jouer entre ses obligations professionnelles et la vie à la maison, elle commence à subir de plus en plus de harcèlement sexuel de la part de son patron. Son ascension rapide dans la hiérarchie et sa réussite financière croissante semblent fonctionner en parallèle avec un type de comportement prédateur qui finalement met aussi bien sa carrière que son mariage en péril.


La petite histoire

 En 2007, une amie de Michal Aviad est venue chez elle avec une collègue qui lui a raconté comment elle avait été sexuellement harcelée par son patron pendant trois ans. La plupart du temps, cela prenait la forme d’une menace constante et tacite. La réalisatrice se rappelle : "Elle avait besoin de ce travail et croyait qu’elle pourrait encaisser, jusqu’à ce qu’elle fasse une dépression nerveuse. Je crois que c’est à ce moment-là que j’ai compris comment le harcèlement sexuel pouvait se produire au fil du temps et impliquer une dépendance psychologique et économique. J’ai senti que je pouvais bâtir un film à partir de cette histoire. Six ans plus tard, après avoir réalisé Invisible (2011), qui parlait du traumatisme lié au viol trente ans après les faits, j’ai commencé à me documenter sur le sujet."

En amont du tournage, Michal Aviad a fait des recherches sur de nombreuses problématiques. Elle a commencé par essayer de comprendre comment la notion de harcèlement et les lois mêmes qui le pénalisent aujourd’hui avaient évolué à travers le temps. La cinéaste a aussi rencontré des avocates spécialisées dans les relations de travail qui représentaient des victimes à la cour. 
"Elles m’ont rapporté des comportements choquants et de nombreux récits d’employées à qui on 
permettait de garder leurs jobs uniquement si elles avaient des relations sexuelles avec leur patron. À peu près au même moment, des allégations d’agressions sexuelles qui mettaient en cause des hommes puissants dans le monde entier,comme Strauss-Kahn ou Berlusconi, ont commencé à faire la une des journaux. Lorsque je me suis mise à écrire, ce n’était pas le matériau qui manquait !", confie Michal Aviad.