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L'homme à la moto

El Motoarrebatador

2018

Argentine / Uruguay

1h33

de Agustín Toscano.

avec Sergio PrinaLiliana JuarezLeon ZelarayanDaniel ElíasCamila PlaatePilar Benitez VivartMirella Pascual...


Tucumán, en Argentine. Miguel tente de joindre les deux bouts en pratiquant levol à l’arraché depuis sa moto. Un jour, alors qu’il dérobe son sac à une vieille dame, il la blesse grièvement. Rongé par la culpabilité, il tente de soulager sa conscience en s’occupant d’elle, sans lui dévoiler son identité. Mais plus il devient proche de sa victime, plus il s’empêtre dans ses mensonges et craint de lui révéler la vérité…

Agustin Toscano situe l’action de son second long-métrage dans une région d’Argentine peu montrée au cinéma. Sous une forme qui n’est pas sans rappeler la comédie italienne, il y a une multiplicité d’enjeux : étude psychologique des ressorts de la culpabilité, chronique sociale de l’Argentine pauvre, relation des rapports complexes entre victime et délinquant. A tous les niveaux, le cinéaste déjoue le fil narratif qu’on pouvait attendre.


La petite histoire

 L'Homme à la moto s’inspire d’un événement qui s’est produit il y a plus de dix ans : deux motards ont traîné la mère d'Agustin Toscano sur plusieurs centaines de mètres en essayant de lui dérober son portefeuille. A partir de ce souvenir, le réalisateur a développé une intrigue imaginaire qu'il a mis du temps à élaborer. Il a eu l’idée d’un voleur qui regrettait son geste et, à partir de là, a écrit l’histoire d’un homme tourmenté par la culpabilité. Agustin Toscano se rappelle : 

"C’est le parcours d’un homme poursuivi par son ombre et par sa conscience. Mais c’est au cours des quatre dernières années que j’ai eu le sentiment que ce sujet avait pris une force indiscutable. En effet, le “sentiment d’insécurité” est l’une des questions qui agitent le plus la société argentine à l’heure actuelle – il s’agit presque d’une affaire d’État. À Tucumán, dans ma province, les “motochorros” – voleurs à l’arraché – étaient au centre des conversations et incarnaient le mal absolu. Les affaires de vols à l’arraché se multipliaient et les gens réagissaient en réclamant des “lynchages”, souhaitant se faire justice eux-mêmes. Ces lynchages sont devenus aussi banals que ces explosions de violence. Cette lutte fratricide, douloureuse et brutale, entre des gens issus de la même classe sociale m’a poussé à écrire une comédie dramatique sur deux personnages qui tentent de donner du sens à leur vie."