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Les confins du monde

2018

France

1h43

de Guillaume Nicloux.

avec Gaspard Ulliel (Robert Tassen), Guillaume Gouix (Cavagna), Lang Khê Tran (Maï), Gérard Depardieu (Saintonge), Jonathan Couzinié (Lieutenant Maussier), Kevin Janssens (Commandant Orlan), Anthony Paliotti (Capitaine Sirbon), François Négret (Le médecin), Vi Minh Paul (Dao), Vianney Duburque (Armand)...


"En pleine guerre d’Indochine, suite à un massacre dont il est le seul survivant et où a péri son frère, le soldat Tassen n’a plus qu’une idée, se venger. Au cour de son périple à travers la jungle et les villages à la recherche des bourreaux, il rencontre une belle indochinoise qui va changer son regard sur ce pays, sur la guerre, sur le monde, sur les priorités de sa vie. Un peu à l’instar de Clément Cogitore avec Ni le ciel ni la terre, Guillaume Nicloux s’essaye ici à un genre qui réussit plus souvent au cinéma américain que français : le film de guerre. On voit d’ailleurs très bien dans Les confins du monde les références à La prisonnière du désert (Ford) à Apocalypse Now (Coppola) en passant évidemment par Au coeur des ténèbres (Joseph Conrad). Les Confins du monde est un film puissamment physique, sensualiste, climatologique : on le doit à la nature, bien sûr, mais aussi aux acteurs, vraiment remarquables d’intensité, de présence, de Gaspard Ulliel à Guillaume Gouix, de la superbe nouvelle venue Lang-Khê Tran à Gérard Depardieu qui imprime sa marque et son génie en une seule scène. Avec Les confins du monde, Guillaume Nicloux réussit un beau film de guerre extérieure et intérieure, un film particulièrement attachant." D'après Les Inrockuptibles


La petite histoire

 Les Confins du Monde se déroule juste après la Seconde Guerre mondiale alors que le conflit en Indochine se durcit. C’est un moment de transition flottant où les forces en présence semblent indéterminées... "1945 et 1946 sont deux années assez opaques, empreintes de zones d’ombre, peu photographiées et filmées. Si l’on admet qu’il n’existe pas de vérité historique objective mais seulement des interprétations, alors c’est une période très stimulante, propice à l’imaginaire. Sans tomber dans l’uchronie, c’est le sentiment d’une vérité fantasmée qui m’a intéressé, non la représentation d’une histoire officielle", confie le réalisateur Guillaume Nicloux

La dénonciation du colonialisme n’est pas le propos du film, il est plutôt du côté de la quête existentielle... "Le maillage des deux s’est fait progressivement, d’une façon insidieuse. Je souhaitais que le personnage se détourne de son obstination, mais que ce détournement soit provoqué par une autre obstination, toute aussi forte. Et que le conflit des deux plonge Tassen dans un abîme inextricable et destructeur. La période décrite livre un cadre historique qu’il est important de préciser mais c’est le destin humain qui m’intéresse. La façon dont l’enfermement amoureux et la vengeance dictent les pulsions. Robert se livre à une guerre interne, celle qui n’obéit pas à la raison mais au chaos intime", analyse Guillaume Nicloux.