The House that Jack Built

2018

Danemark / France / Suède / Allemagne

2h35

de Lars von Trier.

avec Matt Dillon (Jack), Bruno Ganz (Verge), Uma Thurman (Femme 1), Siobhan Fallon Hogan (Femme 2), Sofie Gråbøl (Femme 3), Riley Keough (Simple), Jeremy Davies (Al), Ed Speleers (Ed, officier de police), David Bailie (S.P.), Ji-tae Yu...

Interdit - 16 ans


États-Unis, années 70. Provocateur et dérangeant à souhait, ce nouveau film de Lars von Trier, est composé de cinq parties qui relatent chacune un "incident", à savoir un meurtre. Jack, un tueur en série surnommé "Monsieur Sophistication”, considère chaque meurtre comme une œuvre d’art en soi. Alors que l’ultime intervention de la police ne cesse de se rapprocher il décide de prendre de plus en plus de risques… Comme dans Nymphomaniac où Charlotte Gainsbourg se racontait grâce à son confident, ici le spectateur découvre peu à peu les pensées de Jack à travers sa conversation avec un inconnu, à la fois Virgile et Hermès guidant le héros dans les enfers. Rendu au départ ridicule par ses troubles obsessionnels compulsifs et sa manie du nettoyage, qui suscitent même le rire, Jack sillonne les routes dans sa camionnette, le tout sur fond de musique entraînante, de Fame de David Bowie à Hit the Road Jack. Mais au fur et à mesure que le film avance et que sont décrits les crimes, l'horreur s'installe. Ce nouvel opus s’avère du Lars von Trier pur jus. Ayant beaucoup œuvré dans la violence et le sexe, le Danois traite cette fois frontalement un sujet de genre : le serial killer. Le tout en rendant hommage à l’un de ses maîtres cinématographiques, Andreï Tarkovski, en s’inspirant de la forme de Solaris et Stalker.