Okko et les fantômes

Waka Okami wa Shōgakusei !

2018

Japon

1h35

de Kitarô Kôsaka.

 


"Après avoir perdu ses parents dans un tragique accident de voiture, Seki Oriko – miraculeusement rescapée et surnommée Okko – part vivre à la campagne chez sa grand-mère qui tient une auberge japonaise traditionnelle. Alors qu'elle se prépare à prendre la relève de son aïeule, l'apprentie aubergiste aussi maladroite qu'attachante apprend à grandir grâce à d'étranges petits fantômes et autres créatures mystérieuses ! C'est d'abord Uribo, jeune garçon sans gêne, qui fait son apparition –  nous découvrirons qu'il fut l'ami d'enfance de sa grand-mère... Puis c'est au tour de Miyo, grande sœur de sa pire ennemie tout droit sortie d'un manga avec ses grands nœuds roses, et de Suzuki, le petit diablotin aussi gourmand que malin, de voler – littéralement – au secours d'Okko. Tous trois vont l'aider – à leur manière – à vivre son deuil plus sereinement et à prendre à coeur les responsabilités qui lui sont demandées pour exercer son futur métier dans les règles de l'art.

Kitaro Kosaka, auparavant directeur de l'animation pour Hayao Miyazaki au sein du studio Ghibli (Princesse MononokéLe voyage de Chihiro, ou encore Le vent se lève), orchestre un savant mélange entre traditions – kimonos, coutumes, divinités – et modernité – shopping et healthy food. Il oscille ainsi habilement entre humour, fascination et émotion pour évoquer les différentes étapes du deuil et du pardon. Si les thématiques abordées ne sont a priori pas franchement destinées aux plus petits, Okko et les fantômes est un film de toute beauté, destiné à toute la famille." American Cosmograph


La petite histoire

 Né en 1962 dans la préfecture de Kanagawa, Kitarô Kôsaka entre en 1979 chez Oh-Production comme animateur, notamment sur le film Goshu le violoncelliste de Isao Takahata. Après être passé free-lance en 1986, il travaille sur plusieurs projets au sein du Studio Ghibli en tant qu’animateur (Le château dans le ciel, Le tombeau des lucioles), puis directeur de l’animation (Princesse MononokéLe voyage de ChihiroLe château ambulantPonyo sur la falaise, La colline aux coquelicots et Le vent se lève). En 2003, il passe à la réalisation avec le moyen métrage Nasu, un été andalou, sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes la même année. En parallèle, Kitarô Kôsaka a également oeuvré sur de nombreuses productions du studio Madhouse, en particulier les adaptations de mangas de Naoki Urasawa telles que Yawara !, Master Keaton ou Monster. En 2014, il a reçu le prix du meilleur animateur aux Tokyo Anime Awards pour son travail en tant que directeur de l’animation sur Le vent se lève de Hayao Miyazaki. En 2018, il réalise son premier long métrage, Okko et les fantômes.

Les personnages du film ont un style « kawaii » (lit. « mignon ») très accentué. "Au départ, j’étais parti sur l’idée d’avoir mon propre graphisme sur les personnages. À force de relire les romans originaux, je me suis rendu compte que le travail de l’illustratrice, Asami, était en fait inséparable du contenu des textes. Je me suis donc rapproché de son graphisme car de mon point de vue, pour adapter un roman jeunesse si connu du public japonais, la moindre des choses est d’être fidèle au graphisme des personnages. Pour les intégrer aux décors, on a commencé à simplifier la représentation des personnages avec le moins d’ombres possible. Mais après les premiers tests, on a remis des ombres pour un résultat plus complexe, mais aussi plus long et plus difficile à réaliser. On a aussi joué sur des arrière-plans très riches en couleurs", explique le réalisateur Kitarô Kôsaka.