Un pari fou

Un pari fou 

C’est en 2011 que Marc du Pontavice découvre et acquiert les droits de Happy Hand, le livre de Guillaume Laurant, scénariste de nombreux films notamment LE FABULEUX DESTIN D’AMÉLIE POULAIN de Jean-Pierre Jeunet. Marc du Pontavice vient d’obtenir un beau succès en produisant GAINSBOURG, VIE HÉROÏQUE de Joann Sfar et décide de se lancer dans l’aventure du film d’animation pour adulte.

Mais le projet va rapidement se révéler une (longue) course d’obstacles. Tout d’abord le sujet lui-même fait peur (l’histoire d’une main tranchée). Ensuite, le film qui navigue entre le thriller et la comédie en passant par une histoire d’amour crée un mélange des genres qui lui confère une audace qui peut dérouter certains.

Pour couronner le tout, à l’inverse des films d’animation pour adultes qui ont souvent comme contexte la guerre (VALSE AVEC BACHIR, PERSEPOLIS) ce film s’ancre dans le quotidien et l’intime, ce que rarement un film d’animation occidental n’avait fait jusque-là. Seul le Japon se risque à produire et investir ce genre de cinéma (Kon Satoshi avec TOKYO GODFATHER par exemple).

Marc du Pontavice décide néanmoins de se lancer dans la production du film et recherche un réalisateur plutôt issu du court-métrage, plus libre dans son ton. Il découvre alors le cinéaste Jérémy Clapin qui en 2008 a sorti son second court-métrage SKHIZEN. Le film, nommé aux César, a fait le tour du monde des festivals y obtenant plus de 90 prix, phénomène assez rare pour un court-métrage. Les thématiques liées au corps et la sensibilité du cinéma de Jérémy Clapin résonnent à l’évidence avec celles du livre.

Commence alors une aventure qui va durer 8 ans et qui s’accomplira aussi avec la rencontre de Dan Levy, fondateur du groupe The Dø , qui compose la musique du film.

(Dossier de presse)