Entretien avec Pierre Salvadori, réalisateur

Entretien avec Pierre Salvadori, réalisateur

 Racontez-nous la genèse du film.

J’avais depuis longtemps en tête un personnage d’innocent, à la Hitchcock, qui décide, à sa sortie de prison, de commettre le délit pour lequel il a été condamné à tort. Je pensais à un film de genre, un polar, j’ai commencé à écrire mais le sujet était trop mince : j’allais vers film d’intrigue, une histoire de braquage… 

Une conversation avec ma mère l’a incidemment remis en piste. « Tu sais, m’a-t-elle dit, ce sont les mères qui font les pères. Je vous ai toujours raconté un père un peu plus glorieux, un peu plus gentil, un peu plus fort, un peu plus tout qu’il n’était peut-être… ». Cette phrase m’a poursuivi. Est née l’idée de mélanger les deux sujets : l’innocent qui sort de prison et cette femme qui essaie de dire à son fils que son père était un ripou à travers les histoires qu’elle lui raconte le soir pour l’endormir.

Dès le départ, on pense tomber sur une intrigue policière qui s’avère tourner court : les flics se désintéressent ouvertement des prévenus, coursent des criminels imaginaires… 

En les discréditant ainsi, le spectateur comprend instantanément qu’il n’est pas dans un polar, que la qualité du film et son propos sont ailleurs. Il était capital de le faire basculer dans une autre dimension. Cela donne naissance à des personnages improbables comme ce psychopathe qui traverse le film en trimbalant les restes de sa tante dans des sacs plastiques ou ce tueur qu’on accueille quasiment avec des cris d’enthousiasme…

enlibertebandeannonceYvonne, la mère (Adèle Haenel), a une montagne de tâches à accomplir : affranchir son fils mais aussi rétablir une forme de justice auprès de l’innocent que son mari a fait condamner injustement. Et se reconstruire après un veuvage d’autant plus douloureux que l’homme qu’elle a perdu n’est pas celui qu’elle a cru aimer. Par-dessus tout, elle se sent coupable : un thème qui irrigue tous vos films.

 C’est un ressort de comédie merveilleux. Les gens coupables ont toujours beaucoup d’épaisseur psychologique, ils sont empathiques, émouvants et rarement tranquilles. Dans le cas d’Yvonne, c’est d’autant plus intéressant qu’elle porte les fautes d’un autre. Elle comprend qu’elle a vécu avec un inconnu, mais sait-on jamais à qui on a affaire ? 

Yvonne veut réparer mais, en même temps, elle n’affronte jamais la réalité : elle pourrait parler à son fils, s’adresser au juge en charge de l’affaire d’Antoine (Pio Marmaï) ; elle choisit une autre voie. 

C’est un personnage qui essaie de résoudre les problèmes en se passant de la vérité. Elle veut à tout prix la cacher : à son fils pour ne pas l’attrister, à Louis, son amoureux pour ne pas l’inquiéter (Damien Bonnard), à Antoine, injustement incarcéré, pour ne pas s’exposer. On peut faire beaucoup de choses par culpabilité. Mentir, dissimuler, manipuler, coucher. Cela produit évidemment de la comédie mais c’est surtout très humain et c’est ce qui me touche.

Elle ment, comme tous les autres personnages du film et… comme tous ceux de vos films précédents.

On pense souvent que je suis obsédé par le mensonge, le masque, mais plus simplement c’est un des ressorts de la comédie et c’est aussi un ressort de la vie. Ce qui m’intéresse ce sont les situations que cela amène. Yvonne ne dit pas à Antoine qu’elle est la femme de l’homme qui l’a fait condamner et qu’elle est flic. Et Antoine pense donc qu’elle s’intéresse à lui pour d’autres raisons. La dissimulation d’Yvonne crée aussi ce malentendu, cette confusion. Elle le suit et s’abandonne à lui par culpabilité et lui croit l’aimer parce qu’elle le comprend et le soigne. Ils sont si beaux qu’on pense forcément qu’ils vont avoir une histoire d’amour et j’adore ce malentendu. Il était important de faire accepter au spectateur que la première aime et parte avec Louis et que l‘autre retourne avec Agnès sans qu’il n’y ait rien de normatif. Je trouvais bien d’oser ce paradoxe et j’aimais qu’Antoine retrouve Agnès et son amour incroyable. 

Dès sa sortie de prison, le personnage d’Antoine évoque une grenade dégoupillée : il parle tout seul, se croit tout permis comme s’il était animé de superpouvoirs, tout en perdant pied devant sa véritable identité. 

Son sentiment d’injustice se double de celui du temps perdu. On lui a volé sa jeunesse et il croit naïvement qu’il peut la rattraper comme il croit qu’il peut dissoudre cette injustice dans une transgression permanente. Il n’y a que sa femme, Agnès (Audrey Tautou), pour tenter de lui opposer la raison ; elle fait preuve d’un pragmatisme presque héroïque. 

Pour le protéger et le sauver, Yvonne, qui refuse la vérité n’a, elle, que la mauvaise foi pour le rassurer : « Mais c’est normal d’avoir mordu l’oreille de cet homme ! lui dit-elle. Moi aussi, à votre place, j’aurais envie de mordre » … Sa culpabilité la pousse à la complaisance. Elle fait ce qu’elle peut, elle le « rafistole », ça lui fait du bien et c’est pour ça que c’est vertueux. 

Les deux femmes ont des arguments forts, très littéraires.

En construisant le scénario, on s’est rendu compte que ces personnages allaient se retrouver dans des situations fortes et qu’elles devraient s’expliquer, se justifier, convaincre. Qu’elles allaient devoir beaucoup parler. Puis quand je suis passé au dialogue j’ai vite réalisé qu’il leur fallait un langage articulé, percutant et imagé. En écrivant les dialogues, j’ai d’abord eu très peur de ce côté littéraire, puis je me suis dit qu’il fallait l’assumer, l’amplifier. Que ça pourrait devenir un des plaisirs du film. Je l’ai accepté et je m’y suis appliqué.

Le personnage d’Agnès qui peut sembler secondaire, est très important. 

Il est essentiel. J’aime ses inquiétudes lorsqu’Antoine sort de prison. Elle pense qu’il doit avoir des attentes incroyables et a peur de ne pas être capable de lui proposer ce qu’il faut. J’aime la force de son amour, intact, entier, et qui va jusqu’à la sévérité. Elle devine son désir de violence et sait qu’elle doit lui opposer une forme de rigueur pour le protéger. Elle est forte, tolérante, se remet en question. J’aime beaucoup ce personnage.

Yvonne et Antoine sont vraiment perdus. C’est particulièrement palpable lorsqu’ils descendent vers la mer chacun de leur côté en soliloquant leur mal être à haute voix.

Il est un peu contagieux et elle aussi se met à parler seul. C’est leur premier dialogue, et ils ne s’adressent pas la parole. Ils sont traversés de questions un peu existentielles. Lui se demande s’il est fou, s’il est devenu un monstre et s’il doit continuer à vivre. Elle, s’interroge sur son passé, sa vie ; un questionnement humain, basique, qu’on retrouve chez certains de mes personnages. 

On connaît votre amour de l’absurde. Là, plus que jamais, vous multipliez les situations improbables. 

Le vraisemblable ne m’intéresse pas. La vérité, oui. Quand Louis dit à Yvonne : « Viens, il y a un tueur dans la foire, on va le chercher », et qu’elle le suit aveuglément parce qu’elle a envie d’action, cela m’intéresse. Cela dit son envie de vivre et son désir d’émancipation. On lui a volé une partie de sa vie, on lui a volé son travail, elle a besoin de se libérer des morts. 

Vous vous autorisez de longues séquences de poésie : cette scène à travers la porte de la salle de bains où le couple Antoine-Agnès se dit son amour et ses peurs est très écrite.

J’aime ça, tout simplement. J’ai le sentiment que la comédie autorise cela. Je me suis souvent permis d’introduire des dialogues écrits, un peu enlevés dans mes films. Mais je n’assumais pas totalement leur dimension littéraire. J’essayais toujours de contrebalancer cela avec un ton un peu parlé. Cette fois, j’ai décidé de l’endosser. En écrivant le scénario, je disais à mon producteur : « Si je pouvais j’écrirais tout le film en vers ».

C’est à nouveau la poésie qui dicte le retour d’Antoine chez lui…

Le personnage d’Agnès n’est pas prêt pour ces retrouvailles : elle ne s’y attend pas et la surprise l’emporte sur la joie. Donc, elle demande à Antoine de recommencer, de revenir vers la porte. Cette fois, l’émotion opère alors qu’on sait -et qu’elle sait- que c’est faux. Et elle le pousse encore plus loin : « Reviens, reviens encore, mais, maintenant, arrête-toi au milieu de l’allée, comme si tu hésitais». J’ai découpé et tourné cette scène comme si je filmais un réalisateur en train de diriger ses acteurs. On y a mis une musique « à la Delerue » - une musique de cinéma. Oui j’espère que c’est une scène poétique. C’est ce que vers quoi elle tend. Elle résume tout l’amour que j’ai pour cet art. Pour la fiction. Je crois, comme ce personnage, que la fiction nous enchante et nous aide à vivre. C’est aussi l’image d’un couple qui se sauve en jouant, comme s’il fallait parfois introduire cela dans nos existences pour tenir.

Vous la retournez presque à l’identique lors de la sortie de prison d’Yvonne. 

Il fallait qu’il y ait cette symétrie un peu jouissive. Elle parle toute seule, prend le même bus … 

Vous aviez déjà tourné deux fois avec Audrey Tautou. « En liberté ! » est votre première collaboration avec Adèle Haenel. Elle est inénarrable lorsqu’elle empêche l’arrestation d’Antoine après la bagarre près de la boite de nuit en agitant son insigne de flic.

On est en plein dans le burlesque et c’est un des territoires vers lesquels elle voulait aller ; même s’il me semble qu’elle en avait peur. Un jeu aux antipodes du réalisme et du naturalisme qu’elle peut avoir dans certains films. J’ai adoré travaillé avec Adèle. C’est quelqu’un qui va spontanément vers les auteurs et qui se bat pour le film, qui lui insuffle beaucoup d’énergie. Une combattante ! Elle ne se contente pas de jouer un rôle, elle intègre la forme du film, elle l’épouse. Cela n’a pas toujours été évident pour elle : elle a dû apprendre en faisant... Je lui avais demandé de regarder Julia Roberts dans « Erin Brockovich » qui vraiment à un corps burlesque. Adèle est très intelligente. Dix jours après le début du tournage, elle avait tout compris. La sincérité nécessaire dans des situations improbables, l’abandon, l’accentuation et la technique que cela demande. Rupture, « doubletake »… je pouvais tout lui demander.

Elle est extrêmement féminine dans le film. Lui aviez-vous donné des références particulières ?

Je lui avais demandé de visionner deux films de Lubitsch et deux de Jonathan Demme et d’étudier particulièrement Katharine Hepburn, pour sa rapidité, et aussi Lauren Bacall, parce que, effectivement, je voulais qu’elle ait un look très féminin. Mais bon, peut-être que c’était juste pour lui demander de voir des films que j’aime, comme une façon de me présenter. Je ne travaille jamais avec les comédiens avant le tournage, je ne fais pas de répétitions et préfère passer directement de l’écriture à la séquence tournée – je ne veux pas avoir le choix de la réécriture. Il faut aller au film. Les comédiens arrivent sur le plateau et l’impératif comique dicte le rythme, les déplacements, les tonalités. 

Vous retrouvez également Pio Marmaï que vous aviez dirigé dans « Dans la cour ». 

Sur le tournage, j’avais pressenti qu’il pouvait devenir une sorte d’alter ego, de collaborateur régulier. Il est entier, précis et inspirant. Il a une immense technique et énormément de présence. Il comprend mon travail, l’apprécie et c’est réciproque. J’ai l’impression que l’on peut, l’un et l’autre s’apporter beaucoup, compter l’un sur l’autre et j’aime cette idée d’alliance. 

A-t-il été facile de trouver l’acteur qui interprète Louis ? 

Non. Ça a été long et compliqué. Il fallait trouver un comédien à l’opposé de l’énergie physique et de la nervosité de Pio. Philippe Elkouby, mon directeur de casting, hélas disparu depuis, et qui avait un incroyable sens des visages, m’a convaincu de prendre Damien Bonnnard que j’avais repéré dans « Rester vertical », d’Alain Guiraudie. Damien a quelque chose de solide, d’ironique et de très charmant qui rend l’opposition à Pio très riche.

Un coté enfantin aussi. Il met un masque de Zorro pour embrasser Yvonne et ne le quitte plus, lui ment grossièrement… 

Antoine a un masque de monstre et Louis un masque d’enfant. Ils en ont besoin parce qu’ils ont bien la trouille tous les deux. Et ce gros mensonge de Louis est la seule façon qu’il a trouvée de garder la femme qu’il aime auprès de lui. Tout le film est traversé par ce genre de rebondissements sur une ou deux idées de départ qui peuvent nous sembler parfois un peu stupides ou limites quand on écrit. Le masque vient des scènes sado-maso du début, puis il nous a permis de représenter l’état mental des personnages- leur empêchement, leur colère ou leur animalité. La seule poursuite policière est une poursuite bidon. Au fond, si on sait écouter son film et bien le regarder pendant qu’on le fabrique, il s’autonomise et fournit lui-même des clés et des motifs jusqu’au bout. Comme avec ces masques, que l’on retrouve sur la tête des personnages masculins tout le long du film, du sac poubelle sur celle de Pio, jusqu’à l’armoire sur celle de Vincent Elbaz.

Revenons au personnage d’Yvonne et aux récits qu’elle fait à son fils : ils sont dignes des plus grands films d’action hollywoodiens. Impossible de ne pas penser à James Bond… 

C’est un peu référencé, oui. Mi Belmondo 80, mi James Bond. Avec Camille Bazbaz, le compositeur, on a même pensé un moment mettre une musique proche de ces films. Mais c’était trop. On s’est orienté vers de la musique soul des années soixante, un peu Blackploitation. 

Les récits d’Yvonne constituent la colonne vertébrale du film : une femme essaye de dire la vérité à son fils sur son père à travers des petites fictions. A la fin, l’enfant s’empare de ces récits au point de se raconter sa propre histoire. Il grandit, commence à s’affranchir. 

Vous n’êtes pas très familier de ce genre de séquences d’action… 

Non, mais c’était stimulant. Il faut trouver des idées, cela demande énormément de patience et beaucoup de discussions de fond autour de la mise en scène et du ton du film avec le chef cascadeur. Après la boite de nuit par exemple, Agnès dit à Antoine : « On n’avait pas l’impression que tu te battais, on avait l’impression que tu rangeais ton bureau. ». C’est typiquement le genre de dialogue sur lequel on se base pour chorégraphier la bagarre. Il fallait trouver la bonne dose d’ironie et de violence. C’étaient des scènes importantes, il fallait qu’elles soient drôles, presque parodiques mais restent dynamiques. 

Autre scène d’action rocambolesque : le cambriolage de la bijouterie, Yvonne et Antoine en tenue sado-maso et les vigiles, en train de commenter l’intrigue qui se dénoue.

Ils sont comme au cinéma, ils sont captivés, pleurent et mangent du pop-corn… Et ils regardent une scène assez dense : un braquage en combinaison de latex, Pio, et ses cornes, Adèle, avec ses petites fermetures éclair devant les yeux, les vitrines explosées, la profusion de bijoux, la bagarre, le mélo pour la séparation... C’était une séquence difficile à monter. Il a fallu sacrifier des choses, préserver l’émotion qui cohabite avec un humour un peu trivial, et garder une fluidité. Plus qu’un rythme, un film c’est un mouvement. 

Vous cosignez à nouveau le scénario du film avec Benoit Graffin.

C’est le cinquième scénario qu’on écrit ensemble. C’est vraiment un collaborateur important. On théorise beaucoup au début parce que cela nous aide à écrire ; on cherche des idées, on a de petites intuitions et puis les choses arrivent. En posant les personnages d’« En liberté : », on a tout de suite eu le sentiment qu’ils allaient être traversés par des thèmes intéressants, des thèmes humains. Ils étaient forts, dans des situations fortes. Cela autorisait beaucoup de digressions, de poésie. Quand Benoit est parti faire son film, j’ai rencontré Benjamin Charbit et on a continué ensemble. Ils ont la même approche. C’est assez drôle. On discute énormément, on théorise et on digresse beaucoup, avant de proposer la moindre idée de scène. 

En revanche, c’est la première fois que vous collaborez avec le chef opérateur Julien Poupard. 

Oui, j’avais beaucoup aimé sa lumière belle mais jamais apprêtée et surtout ces couleurs – très vives et contrastées, sur « Divines », « Les Ogres » ou sur « Party Girl ». Cela faisait très longtemps que j’avais envie d’un film coloré. Et j’ai adoré cette collaboration. Il m’a amené son énergie, son merveilleux sens du cadre et de la couleur. J’ai essayé de lui amener mon amour de l’ellipse, de la mise en scène. En fait il y a eu pas mal de changements dans l’équipe à l’exception de la déco, des costumes et du montage. 

C’était beaucoup de changements pour quelqu’un qui aime travailler « en famille » … 

Oui, du coup il a fallu pas mal s’expliquer. On ne peut pas imposer, il faut convaincre l’équipe de vos choix de mise en scène. Julien, par exemple, avait tendance à tourner à l’épaule, ce dont je me méfie beaucoup. Ça peut vite tourner au hold-up de la mise en scène, voire du montage. Il ne me semblait pas toujours nécessaire de documenter le plan de l’intérieur. Mais finalement la plupart de ses propositions, ainsi que celles du premier assistant, se sont avérées justes, dynamiques et inspirées. Tout ça est inconfortable, parfois conflictuel, épuisant, mais c’est surtout très stimulant. Et ce faisant on trouve des idées. Cette nouvelle équipe m’a beaucoup bousculé et beaucoup apporté. 

Aviez-vous des références en tête pour le film ? 

J’aime la mise en scène, le style, l’ellipse, la litote. Mes admirations ne changent pas. Lubitsch, La Cava, les grands cinéastes américains classiques. Sur ce film en particulier, il y aussi Jonathan Demme et ses deux comédies des années 80 : « Something Wilde » et « Married to the Mob ». Des comédies très stylisées, colorées et loufoques ; des récits d’émancipation, avec des personnages féminins forts. Avant le tournage, j’ai aussi montré ces deux films au chef Opérateur et à Adèle. 

Pour « En liberté ! », l’aiguillon des séries m’a peut-être piqué : que lui opposer ? Qu’opposer à cette sur-scénarisation, ces digressions ou ces rebondissements, ce foisonnement de personnages ? Une fausse intrigue, une linéarité, une ironie sur le récit, une forme. C’est ce que j’ai essayé de faire. A l’arrivée, le sujet de « En liberté ! » porte peut-être d’abord sur l’importance de la fiction et du cinéma dans nos vies et sur la croyance en mon métier et en son utilité. Ce thème l’irrigue.

(Dossier de presse)