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A propos du film

lesenvoutesafficheLes envoûtés 

de Pascal Bonitzer avec Sara GiraudeauNicolas DuvauchelleNicolas Maury... 1h41

Pour le “récit du mois”, Coline, pigiste pour un magazine féminin, est envoyée au fin fond des Pyrénées interviewer Simon, un artiste un peu sauvage qui aurait vu lui apparaître le fantôme de sa mère à l’instant de la mort de celle-ci... Interview qu’elle est d’autant plus curieuse de faire que sa voisine la belle Azar prétend, elle, avoir vu le fantôme de son père ! Simon, au cours de la nuit de leur rencontre, tente de séduire Coline, qui lui résiste mais tombe amoureuse… 

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A propos de Pascal Bonitzer

 Pascal Bonitzer obtient une maîtrise de philosophie. Sa passion pour le cinéma le conduit aux Cahiers du cinéma en 1969 où il devient rédacteur puis critique.

C'est après plusieurs années d'observation du monde du cinéma que Pascal Bonitzer se décide à en être un des acteurs : il commence à écrire des scénarios. Le passage de critique cinématographique à scénariste est des plus difficiles à franchir : "J'ai deux regards au cinéma, un regard chaud qui réagit émotionnellement [...] - celui du spectateur - et un regard froid - celui du critique - qui en tire une jouissance intellectuelle [...]." Mais cette apparente contradiction contribue à la puissance de son écriture. Il débute avec des films d'auteur peu distribués : Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma soeur et mon frère... (1975), de René Allio. Il persévère dans cette voie, et malgré sa collaboration avec des réalisateurs reconnus, ses confrères de la critique ne sont pas toujours élogieux. Il travaille avec André Téchiné (Les Soeurs Brontë, 1978 ; Le Lieu du crime, 1985 ; Les Innocents, 1987 ; Ma saison préférée, 1992) et avec Jacques Rivette (L'amour par terre, 1983 ; Hurlevent, 1984 ; La Bande des quatre, 1987 ; La Belle Noiseuse, 1990 ; Jeanne la Pucelle, 1992).

En 1995, il réalise un premier long métrage remarqué : Encore, qui obtient le Prix Jean Vigo en 1996.

Pascal Bonitzer fait de temps à autre des apparitions à l'écran, là encore dans des films d'auteur : L'enfant de l'hiver (1988) d'Olivier Assayas, N'oublie pas que tu vas mourir (1994) de Xavier Beauvois. A partir des années 2000, il alterne régulièrement son rôle d'acteur et de scénariste. Il poursuit sa collaboration avec Jacques Rivette notamment sur Va savoir (2000) et 36 vues du Pic Saint-Loup (2009). 

Il revient à la réalisation avec deux comédies dramatiques en 2001 avec Petites coupures, relatant l'histoire d'un homme partagé entre plusieurs femmes qu'il aime ; Je pense à vous (2006) qui met en scène une femme découvrant qu'elle est le sujet d'un livre écrit par un ancien concubin ; puis Le Grand alibi en 2007, adapté du roman d'Agatha Christie.

A propos de Nicolas Duvauchelle

Nicolas Duvauchelle fait ses premiers pas au cinéma en 1999 dans Le Petit voleur d'Erick Zonca. Il tourne ensuite à deux reprises sous la direction de Claire Denis dans Beau travail (1999) et Trouble every day (2001).

Remarqué pour son visage de beau ténébreux, sa voix rauque et son côté rebelle, le jeune comédien incarne un Snowboarder en quête de succès dans le film d'action d'Olias Barco et donne la réplique à Laura Smet dans le drame Les Corps impatients (2003) de Xavier Giannoli. Sachant allier rôle physique et talent dramatique, Nicolas Duvauchelle se voit proposer par Jean-Pierre Améris le personnage d'Antoine, un boxeur devant faire face à ses pulsions destructrices, dans Poids léger.

2005 est une année clef dans la vie de l'acteur tant au niveau professionnel que personnel. Il retrouve Xavier Giannoli pour Une aventure, aux côtés de Ludivine Sagnier qui deviendra sa compagne dans la vie. Par la suite, il tourne sous la direction de Bruno Chiche dans Hell, adaptation à l'écran du roman de Lolita Pille. Cette année 2006 ne laisse aucun répit à Nicolas Duvauchelle qui apparaît dans plusieurs films très différents les uns des autres : Le Grand Meaulnes, adapté du roman d'Alain Fournier, et Avril premier long-métrage de Gérald Hustache-Mathieu.

L'acteur côtoie ensuite de nombreuses stars, telles que Daniel Auteuil et Monica Bellucci dans Le Deuxième souffle et obtient un rôle dans le terrifiant A l'intérieur. Il change ensuite de registre, en interprétant un jeune homme qui croit trouver son salut dans le terrorisme, avec le film d'espionnage Secret Défense, aux côtés de Gérard Lanvin et Vahina Giocante. Il retrouvera l'actrice deux ans plus tard dans La Blonde aux seins nus de Manuel Pradal. Entre temps, il tourne auprès de grands réalisateurs français comme André Téchiné (La Fille du RER), Alain Resnais (Les Herbes folles) et Claire Denis (White Material).

Pour la première fois de sa carrière, l'acteur décroche un rôle régulier dans une série, Braquo, diffusée sur Canal + à partir de 2009. Il y campe le personnage de Théo Wachevski, un fêtard impulsif faisant partie de la bande de quatre policiers bien décidée à laver l'honneur de leur collègue s'étant donné la mort. Dans le même registre mais au sein d'une autre brigade, la BPM, il campe Matthieu dans Polisse, un film coup de poing réalisé par Maïwenn, lauréate du Prix du Jury à Cannes en 2011.

Décidément, le cinéma français s'arrache l'acteur à la gueule d'ange. Il joue Jacques, le séduisant pilote de chasse dans La Fille du puisatier, un des trois hommes au coeur tendre aux côtés de François-Xavier Demaison et Pierre Niney dans le road-trip Comme des frères. Puis il perd sa barbe pour jouer un frère au passé trouble dans le film d'époque Pour une femme, retrouve Karin Viard, un an après Polisse, pour former un couple inhabituel dans Parlez-moi de vous et décolle pour l'Argentine dans l'extravagant Mariage à Mendoza.


A la rentrée 2014, il accompagne Leïla Bekhti, mère célibataire qui s'invente braqueuse de banques, dans Maintenant ou jamais, deuxième long-métrage de Serge Frydman. Adepte de personnages torturés, Nicolas Duvauchelle incarne un ex-photographe de guerre dans Le Combat ordinaire, un homme agressé dans Je ne suis pas un salaud, un voyou de cité violent dans Tout nous sépare et un héros de la guerre 14-18 retenu prisonnier dans Le Collier rouge. L'acteur goûte parallèlement aux joies du cinéma grand public via la comédie romantique Jour J de Reem Kherici.