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A propos du film

toutcequelecielpermetafficheTout ce que le ciel permet

de Douglas Sirk avec Jane WymanRock HudsonAgnes Moorehead... 1h29

Veuve d'âge mûr, Carey Scott mène une vie terne et sans histoire dans une petite localité de Nouvelle-Angleterre, se consacrant au bonheur de ses deux enfants Ned et Kay, qui viennent d'entrer à l'Université. Mais Carey rêve encore d'un grand amour. C'est dans cette disposition d'esprit qu'elle rencontre Ron Kirby, le séduisant pépiniériste - de quinze ans plus jeune qu'elle - engagé par ses soins pour s'occuper de son jardin...

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A propos de Douglas Sirk

"Après une enfance partagée entre Hambourg, où son père est journaliste, et le Danemark auprès de sa grand-mère, Detlef Sierck (son nom est alors germanisé) mène des études en sciences humaines puis se consacre au théâtre. Entre 1923 et 1933, il monte quantité de pièces à Brême et à Leipzig. Engagé par la UFA à Berlin, il tourne quelques adaptations littéraires. 

Dès 1936, Detlef Sierck se libère de son répertoire théâtral et signe Schlussakkord, un mélodrame musical dont la Neuvième Symphonie de Beethoven fait le contrepoint. C'est en 1937 qu'il remporte les plus grands succès de sa période allemande : Paramatta, bagne de femmes et La Habanera, tous deux avec Zarah Leander. Si son style s'affirme, il préfère fuir l'Allemagne nazie et tenter sa chance aux Etats-Unis. Il se fait remarquer par la critique grâce à ses deux premières oeuvres, Hitler's Madman (1943), où il dénonce la folie de Heydrich, et Summer Storm (1944), adaptation d'une nouvelle de Tchekhov. Dès lors, celui qui se fait appeler Douglas Sirk se partage entre le thriller où il donne des oeuvres intéressantes (Des filles disparaissent, 1947 ; L'Homme aux lunettes d'écaille, 1948 ; Jenny, femme marquée, 1949) et la comédie (Slingtly French, 1949 ; Qui donc a vu ma belle ?, 1952), tout en réalisant un western honorable (Taza, fils de Cochise, 1953) et un film étrange sur la compagnie de Jésus (The First Legion, 1951). En 1953, All I desire ouvre le grand cycle de mélodrames qui impose le réalisateur auprès de la critique française. Douglas Sirk aime à parer ses intuitions de la société américaine d'une atmosphère irréelle, impression renforcée par l'usage de couleurs criardes dans Le Secret magnifique (1954) et dans Tout ce que le ciel permet (1955). Travaillant avec des acteurs au registre limité (Rock Hudson, Jane Wyman, Lana Turner), il traite son genre de prédilection avec un certain recul et une ironie implicite. Sa répulsion pour le réel est peut-être cristallisée dans Ecrit sur du vent (1956), portrait délirant d'une famille de milliardaires texans, plein d'images somptueuses et de couleurs baroques. Son lyrisme et son sens de la fatalité s'expriment avec une rare virtuosité dans La Ronde l'aube (1957), une adaptation de Pylône de William Faulkner, et dans Le Temps d'aimer et de mourir (1958), d'après et avec Erich Maria Remarque. De retour en Europe, Douglas Sirk signe quelques courts-métrages qui peuvent être considérés comme la quintessence de son oeuvre, si singulière par son raffinement esthétique. 

Retiré en Suisse au début des années 1960, Douglas Sirk reprend des activités théâtrales en Allemagne et donne des cours à l'université." Cinémathèque Française