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Un soir en Toscane

Dolce Fine Giornata

2019

Pologne / Etats-Unis

1h36

de Jacek Borcuch.

avec Krystyna Janda (Maria Linde), Kasia Smutniak (Anna), Antonio Catania (Antonio Linde), Lorenzo de Moor (Nazeer), Vincent Riotta (Lodovici), Robin Renucci (Journaliste du Monde), Mila Borcuch (Elena), Arjun Talwar (Mina), Wiktor Benicki (Salvatore), Dominik Wojcik (Artiste)...

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Maria Linde, juive polonaise, poétesse et prix Nobel, s’est retirée loin des mondanités et des conventions dans la paisible campagne toscane. Elle y vit libre et heureuse, entourée de sa famille, de ses amis et de son jeune amant égyptien. Mais la tension monte dans la vieille Europe comme dans la petite ville où les réfugiés affluent. Refusant l’hypocrisie ambiante, Maria accepte une ultime remise de prix, et revient dans l’espace public avec une déclaration qui fait scandale. Un soir en Toscane est un portrait, dense et complexe, de la classe des intellectuels européens qui ne veulent pas faire partie d’un monde gouverné par la peur de l’Autre. Le réalisateur partage ses pensées et ses préoccupations quant à la direction que le monde est en train de prendre de manière très naturelle et subtile, en les tissant à l’intérieur de situations quotidiennes et de brèves conversations, tout en n'imposant pas ses opinions, il préfère laisser le public relier les points entre eux. Cela en fait un film intime, calme et digne de notre attention. Ce long-métrage subtil comme la rosée du matin est tout sauf un film superficiel sur des «problèmes de monde riche» : c’est un poème qui résonne longuement.


La petite histoire

Pourquoi avoir choisi un personnage féminin, juif, polonais, poétesse lauréate du prix Nobel, afin d’aborder les sujets d’actualité sensibles, tels que les nationalismes et la crise des réfugiés ? Le réalisateur Jacek Borcuch répond. "Je cherchais un héros qui ne serait pas entravé par le politiquement correct. Maria Linde est un personnage foncièrement contemporain, même si je l’ai construit à partir d’icônes de la culture occidentale : elle est un mélange de Patti Smith, Susan Sontag, Bob Dylan, Oriana Fallaci et de beaucoup d’autres. Elle est quelque part entre la poésie et le punk. Je ne voulais pas qu’elle soit une vieille dame au dos courbé, qui écrit que rien n’est immuable. Il fallait une femme forte, belle, sensuelle, mûre et confiante."