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Sympathie pour le diable

2019

France

1h40

de Guillaume de Fontenay.

avec Niels Schneider (Paul Marchand), Vincent Rottiers (Vincent), Ella Rumpf (Boba), Izudin Bajrovic (Oncle Dusan), Clément MétayerEjla Bavcic (La femme aux pommes), Toussaint Colombani (soldat françains), Elisa LasowskiArieh WorthalterAdnan Omerovic (Marko)...

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Sarajevo, novembre 92, sept mois après le début du siège.
Le reporter de guerre Paul Marchand nous plonge dans les entrailles d’un conflit fratricide, sous le regard impassible de la communauté internationale. Entre son objectivité journalistique, le sentiment d’impuissance et un certain sens du devoir face à l’horreur, il devra prendre parti.

Pas d’hagiographie donc ici, mais une volonté de rendre hommage à ce héros de l’info trompe-la-mort, mélancolique et écoeuré. Dans son rôle, Niels Schneider est hallucinant, habité, corps tendu à l’extrême, comme aimanté à son volant, à ses cigares, et à son photographe, auquel l'acteur Vincent Rottiers donne une crédibilité nerveuse. Ce grand film sur Sarajevo est un bel hommage à ces quelques hommes pour lesquels crier la vérité à la face de la communauté internationale était une question de vie ou de mort. À ne surtout pas rater !


La petite histoire

 Paul Marchand était un reporter de guerre français né en 1961. En juin 1992, il est l’un des premiers journalistes à arriver à Sarajevo comme freelance pour les journaux, radios et télés francophones d’Europe et du Canada. Il a connu deux des carnages qui ont marqué cette fin de siècle : le Liban et la Bosnie. Par ses actions et ses articles chocs, Paul Marchand a bousculé les conventions. Devenu journaliste un peu par hasard après ses études, il couvre durant huit ans la guerre à Beyrouth, puis la guerre de Bosnie et le siège de Sarajevo pendant presque deux ans. En cotoyant l'horreur humaine la plus totale, il a enfin l’impression de vivre et d’agir véritablement, d’agir et d’influencer un monde que l’indifférence calfeutre d’habitude. En 1994, il a obtenu le Prix spécial du jury du Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre. En 2009, il se donne la mort par pendaison.