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La lutte des classes

2018

France

1h43

de Michel Leclerc.

avec Edouard Baer (Paul), Leïla Bekhti (Sofia), Ramzy Bedia (Tewfik Bensallah), Tom Levy (Corentin), Baya Kasmi (Mlle Delamarre), Xavier Alcan (Xavier), Rachel Berges (Manon), Eye Haidara (Dounia), Laurent Capelluto (Toledano), Claudia Tagbo (Madame Traoré)...


Couple de gentils bobos de l'Est parisien, Sofia et Paul emménagent dans une petite maison de banlieue. Elle, brillante avocate d’origine maghrébine, a grandi dans une cité. Lui, batteur punk-rock et anar dans l’âme, refuse avec un certain génie toute forme d’ambition sociale ou économique. Ils sont heureux de vivre désormais dans une commune populaire dont l'environnement et le voisinage, ainsi que l'école Jean Jaurès où va entrer Corentin, nourriront leur idéal de mixité sociale… Lorsque tous les copains de Corentin désertent l’école publique pour aller dans le privé, les problèmes commencent. Tiraillés entre leurs convictions politiques et le bien-être de leur fils, Sofia et Paul ne savent plus comment réagir. Comment rester fidèle à l'école républicaine quand votre enfant ne veut plus y mettre les pieds ? Épaulé par sa femme et co-scénariste, Baya Kasmi, Michel Leclerc décortique avec une joyeuse lucidité les contradictions et les hypocrisies de sa classe. Tout en faisant le constat de l’incommunicabilité des classes dans un monde qui voudrait nier la différence au nom de la laïcité, Baya Kasmi et Michel Leclerc ont l'intelligence de ne jamais juger leurs personnages, offrant donc à chacun le chemin de la réflexion et de l'ouverture sur l'autre… Premier pas vers ce que l’on appelle le vivre ensemble ! Une comédie jubilatoire qui sent le vécu ! 


La petite histoire

Le scénario de La Lutte des classes est né d'une situation que Michel Leclerc et la scénariste Baya Kasmi ont réellement connue. Le metteur en scène précise : "Comme Sofia et Paul, on a vécu à Bagnolet, pendant dix ans, dans une petite maison avec jardin, et puis notre fils a commencé à avoir des problèmes à l’école, ça nous a plongé dans une grande angoisse, un dilemme intime. C’était en 2015, au moment de Charlie, dans cette même école Jean Jaurès où j’ai tourné La Lutte des classes

Creuser les contradictions de la gauche est une constante dans le travail de Michel Leclerc, comme on a pu le voir avec Le Nom des gens et Télé Gaucho. Il développe : "Croire dans les valeurs de la gauche nous met parfois dans des situations impossibles. Ma génération, qui a grandi dans les années 80, a passé toute sa vie dans la déception de la gauche, ce qui n’est pas une raison pour devenir de droite ! Mais est-ce que le fait même d’être de gauche, ce n’est pas être dans la contradiction ? Défendre ses idées tout en acceptant celles des autres ? Les histoires que j’ai envie de raconter partent de là. Sans jamais être cynique, parce que vraiment, s’il y a une fibre que je n’ai pas et qu’on voit beaucoup dans la comédie française, c’est le cynisme. On peut rire de tous nos personnages mais jamais en se mettant à distance d’eux, jamais en se disant : « C’est eux, c’est pas nous »."


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