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Amal

2017

Egypte / Liban / Allemagne / France / Norvège / Danemark / Qatar

1h23

de Mohamed Siam.


Amal est une chipie : elle souffle les bougies des autres, tient tête à des policiers en manifestation, elle fume si elle veut, elle grandit si elle veut. Elle se cherche. Si être une femme dans une Égypte post-révolutionnaire signifie renoncer à sa liberté, alors à quoi bon ?

"Amal" est un film fort, puissant, dramatique, une véritable leçon de vie qui bouleverse, questionne et émeut. Réalisé avec grande intelligence, le film montre qu'avant toute chose, une vraie révolution naît toujours à l'intérieur de celui qui la mène. Quel que soit son âge et quel que soit son sexe. Si Amal n'aura certes pas la vie facile, elle nous montre que, malgré tout, elle n'arrêtera jamais de se battre. Et c'est magnifique." Ecran Large


La petite histoire

 Désireux de faire un film sur la jeunesse de son pays, Mohamed Siam voulait initialement s'intéresser à des hooligans fan de football d'environ 15 ans. C'est alors qu'il rencontre Amal, sans être capable de déterminer si elle était une jeune femme ou un jeune homme car "elle était tout le temps cachée sous sa capuche, cheveux attachés". Très avenante et expressive, son comportement ne changeait pas en présence de la caméra : "Je me suis dit que c'était ça, le signe d'un bon casting. J'ai l'expérience de directeur de casting, je sais qu'un bon acteur est un acteur qui garde sa nature profonde même lorsqu'il incarne un personnage".

À l'instar de Force MajeureAmal a été tourné sans autorisation. "Tout le monde disait 'on n'a rien à voir avec ce film, il est très problématique'. Je leur ai pourtant dit qu'il s'agissait d'un film sur une jeune fille qui grandit mais cela ne changeait rien. Pour eux, c'était un film politique" se souvient le réalisateur. Des circonstances qui ont eu un impact sur l'interprète principal, très enthousiaste au début du projet puis de plus en plus méfiante au fil des années : "[elle] me mettait en garde sur le fait que la scène politique n'était plus la même et que nous ne pouvions plus faire tout ce que l'on voulait".