Maria by Callas

2017

France

1h53

de Tom Volf

 


"Il y a deux personnes en moi, Maria et La Callas…" Artiste en quête d'absolu devenue icône planétaire, femme amoureuse au destin hors du commun, « Maria by Callas » est le récit d’une vie exceptionnelle à la première personne. Callas dévoile Maria, et révèle une personnalité aussi enflammée que vulnérable. Un moment d'intimité auprès d'une légende et toute l'émotion de cette voix unique au monde. Pour la première fois, 40 ans après sa mort, la chanteuse d’opéra la plus célèbre au monde raconte sa propre histoire, avec ses propres mots. De nombreuses images exclusives et inédites, des films Super 8 personnels, des enregistrements live inédits, des lettres intimes composent ce film en couleurs, porté par la voix de Fanny Ardant. « Maria by Callas » dévoile une femme éperdument amoureuse et révèle le destin de la femme derrière la légende.


La petite histoire

Avant 2013, Tom Volf ne savait pas qui était Maria Callas. Le metteur en scène l'a découverte par hasard, alors qu'il habitait à New-York et venait d'assister à une représentation de Maria Stuarda de Donizetti. Il se rappelle : 
"Je ne connaissais rien à l'art lyrique mais cet opéra m’a donné envie d’en entendre davantage. En rentrant chez moi, j'ai surfé sur internet, cherchant d'autres interprétations de Donizetti et La Callas est sortie. Le choc a été si violent que j'ai passé la nuit à écouter tout son répertoire. J'ai à peu près lu tout ce qui avait été écrit sur elle et, très vite, j'ai rencontré les gens qui l’avaient connue. Mon intuition première était de redonner la parole et remettre La Callas au centre du récit de sa vie, dont la légende est truffée de contre-vérités. Elle a laissé l'image d'une diva capricieuse. C’est ridicule. Son tempérament impétueux souligne bien souvent l’exigence et la perfection d’un travail précis et rigoureux."

Maria by Callas réunit une matière impressionnante, comme des films inédits ou des images jamais dévoilées. Tom Volf a interviewé une trentaine de ses proches dont Nadia Stancioff, l’attachée de presse de Pier Paolo Pasolini, devenue son amie sur le tournage deMédée, Franco Zeffirelli, encore assistant de Visconti lorsque celui-ci mettait en scène Maria, Georges Prêtre le chef d'orchestre qui l’a si souvent dirigée et avec qui elle adorait travailler, Robert Sutherland, le pianiste qui a accompagné sa dernière tournée, etc. Le réalisateur explique : 
"A chaque rencontre, c’est l’humain qui l’emportait, chacun me révélait un moment, un souvenir et bien souvent l’émotion surgissait. J’assume le côté vérité subjective, le récit, l'évocation. Je me souviens de Robert Sutherland me racontant une répétition avec elle, l’émotion était si tangible, si vibrante que j’ai pu ressentir à quel point cette femme avait une aura, et comment elle continuait d’irradier. À chaque rencontre, la plupart ouvraient leurs tiroirs et sortaient des photos personnelles, des lettres de Maria, des films super8 pris lors d'une après midi entre amis, des enregistrements... J'ai regardé tout cela après un an et demi et je me suis rendu compte que la matière était inédite et précieuse. Dans la plupart des documents, Maria se racontait elle-même."