La villa

La villa

2017

France

1h45

de Robert Guédiguian 

avec Ariane Ascaride (Angèle Barberini), Jean-Pierre Darroussin (Joseph), Gérard Meylan (Armand), Jacques Boudet (Martin, le père d'Yvan), Anaïs Demoustier (Bérangère), Robinson Stévenin (Benjamin), Yann Trégouët (Yvan), Geneviève Mnich (Suzanne, la mère d'Yvan), Fred Ulysse (Maurice, le père), Diouc Koma (Le soldat), Esther Seignon (Blanche)...


Dans une calanque près de Marseille, au creux de l’hiver, Angèle, Joseph et Armand, se rassemblent autour de leur père vieillissant. C’est le moment pour eux de mesurer ce qu’ils ont conservé de l’idéal qu’il leur a transmis, du monde de fraternité qu’il avait bâti dans ce lieu magique, autour d’un restaurant ouvrier dont Armand, le fils ainé, continue de s’occuper et qui est désormais convoité par les promoteurs immobiliers. De nouveaux arrivants venus de la mer vont bouleverser leurs réflexions…Pour son 20ème long-métrage le cinéaste revient à Marseille avec la même bande (Gérard Meylan, Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin, Jacques Boudet…). Entre règlements de comptes et tendresse indéfectible, regrets d’un rêve qui n’a pas pris, fatigue d’une vie qui a passé si vite, lassitude d’une époque qu’on vomit, tout cela sentirait la fin de partie si l’amour, la colère et le combat n’y reprenaient finalement leurs droits. Guédiguian inclut ici la jeune génération désireuse d'amour et de liberté, au travers notamment du lucide personnage interprété par la toujours épatante Anaïs Demoustier. Avec « La Villa » Robert Guédiguian signe un film plein de grâce et d’émotion, d’intelligence sur l’époque. Une fois de plus touchant et poétique.


La petite histoire

 Robert Guédiguian avait pour idée initiale avec La Villa de tourner entièrement dans la calanque de Méjean, près de Marseille. Un endroit qui lui a toujours fait penser à un théâtre... Le metteur en scène raconte : "Les petites maisons colorées, encastrées dans les collines semblent n’être que des façades... elles sont surplombées par un viaduc où les trains ont l’air de jouets d’enfant, l’ouverture sur la mer transforme l’horizon en fond de scène... autant de toiles peintes... surtout dans les lumières de l’hiver, quand tout le monde est parti. Un décor abandonné, mélancolique et beau."

Robert Guédiguian ne pouvait pas faire le film aujourd'hui sans parlé des réfugiés. Le réalisateur confie à ce sujet : "On vit dans un pays où des gens se noient en mer tous les jours. Et je choisis exprès le mot "réfugiés". Je me moque que ce soit pour des raisons climatiques, économiques, ou à cause d’une guerre, ils viennent chercher un refuge, un foyer. Avec ces trois petits qui arrivent, peut-être la calanque va-t-elle revivre ? Angèle, Joseph et Armand vont rester là avec ces trois enfants à élever, et ils vont essayer de faire tenir le restaurant, la colline et leurs idées du monde... Et maintenir des liens entre quelques personnes... donc de la paix."