Les ciaboliques

Les diaboliques

1955

France

1h55

de Henri-Georges Clouzot.

avec Simone Signoret (Nicole Horner), Vera Clouzot (Christina Delassalle), Paul Meurisse (Michel Delassalle), Charles Vanel (Alfred Fichet, le commissaire), Michel Serrault (M. Raymond, le surveillant), Noël Roquevert (M. Herboux)...


Nicole, une institutrice, est devenue la maîtresse de Michel Delasalle, le directeur d'un minable pensionnat de garçons, à Saint-Cloud. Despotique et cruel, Delasalle s'amuse à terroriser Christina, son épouse, cardiaque et fragile. Il ne ménage pas pour autant la sensibilité de Nicole. Aussi les deux femmes, pourtant rivales, sont-elles devenues amies. A elles deux, elles décident de se débarrasser de Michel. Drogué puis noyé dans une baignoire, l'odieux personnage finit sa course au fond de la piscine du pensionnat. Quelque temps après, le cadavre disparaît et d'étranges phénomènes se produisent, qui effraient la faible Christina et attirent l'attention du commissaire Fichet... 

"Ce récit policier, sommet du film à suspense, illustre avec efficacité la noirceur du cinéma de Clouzot." A voir à Lire


La petite histoire

 Alfred Hitchcock avait manifesté son plus vif intérêt pour le roman de Boileau/Narcejac dont est tiré le scénario des Diaboliques, il avait d'ailleurs tenté à l'époque d'en acquérir les droits. Les deux auteurs lui écriront spécialement le roman "D'Entre les morts", avec lequel Hitchcock signera le chef-d'oeuvre Sueurs froides

Henri-Georges Clouzot savait que toute la richesse de son film reposait sur la puissance de la surprise finale. Pour en préserver au maximum les effets et ainsi intriguer les Français, il exigeait que les portes des salles soient fermées dès le commencement de la séance (une idée que reprendra Alfred Hitchcock pour Psychose en 1960), tandis qu'un carton avertissait les spectateurs de ne rien dévoiler du dénouement à leurs proches pour ne pas gâcher leur plaisir. Clouzot fut ainsi le premier à organiser ce genre de campagne promotionnelle qui faisait naître la curiosité du futur spectateur, idée devenue depuis très commune (Sixième SensThe Usual suspects8 femmesScream...). 

L'acteur Paul Meurisse a souffert lors du tournage des DiaboliquesHenri-Georges Clouzota en effet obligé le comédien a resté pendant une journée immergé dans une baignoire d'eau froide pour une courte séquence. L'acteur a également dû jouer certaines scènes d'extérieur avec des glaçons dans la bouche, et ceci afin d'éviter de former de la buée. La légende voudrait de plus que le poisson censé être avarié que mangent les acteurs l'était réellement. C'est à partir de ce film qu'est né la légende selon laquelle Clouzot était un réalisateur tyrannique sur ses plateaux.