modeleafficheForbidden Hollywood, L'ère Pré-Code, rétrospective en 10 films 

The Mind Reader 

de Roy Del Ruth.

Etats-Unis / 1933 / 1h10

avec Warren William, Constance Cummings, Allen Jenkins... 

 

 

 

 

 

 

Chandler se fait passer pour un voyant sous le pseudonyme de "Chandra" afin de gagner de l'argent facilement. Le charlatan se met alors à prédire l'avenir. Mais très vite, il tombe sous le charme d'une de ses victimes, Sylvia, et la vérité ne tarde pas à éclater...

"Réalisateur à tout faire pour la Warner, à l'aise dans le film noir, la comédie,le musical, le film historique (et même plus tard, le film d'horreur), Roy Del Ruth signe ici une comédie mordante.

Chandra, arnaqueur émérite campé par Warren Willis, joue de la crédulité du public afin de s’enrichir. Il ne pourrait mettre en œuvre son talent d’arnaqueur sans l’aide de son acolyte Frank, interprété par Allen Jenkins, un des seconds rôles les plus employés, grâce à son bagout, du cinéma américain de la période. Le duo est le vrai couple du film, Sylvia incarnant davantage la vie rangée à laquelle Chandra ne peut se résoudre.

La rédemption de l’escroc n’est finalement pas le sujet du film qui alterne entre romance ébauchée et portrait d’une Amérique à terre où plane l’ombre de la Grande Dépression. Victime de la crise et d’un marché du travail inexistant, la population est partagée entre arnaqueurs et victimes, ceux qui font taire leurs scrupules pour survivre et ceux qui tentent vainement d'oublier la crise dans les divertissements du spectacle. The Mind Reader offre la métaphore d’un pays acharné à sortir de la crise. L’apologie des hors-la-loi, escrocs et arnaqueurs qui refusent de se plier aux règles sociales du travail et de l’honnêteté, porte la marque du temps. Le Code fera bientôt le ménage et bannira ce mauvais esprit.

« La morale de la fable n’est pas moins incisive que les tribulations de l’escroc qui va finir en prison : « C’est sûr que c’est dur de partir juste au moment où la bière est de retour ! » conclut le complice de toujours, et cette ultime allusion à la prohibition est aussi la manière spirituelle que Roy Del Ruth a de signifier qu’au moment où son film s’achève, une nouvelle ère commence. » (Hélène Frappat, Les Trésors Warner, Forbidden Hollywood, 2013)" Festival Lumières

 
 

 

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