modeleafficheA Dark-Dark Man

de Adilkhan Yerzhanov.

Kazakhstan - France / 2020 / 1h50

avec Daniar Alshinov, Dinara Baktybaeva, Teoman Khos... 

 

 

 

 

Bekzat est un jeune policier qui connait déjà toutes les ficelles de la corruption des steppes kazakhes. Chargé d’étouffer une nouvelle affaire d’agressions mortelles sur des petits garçons, il est gêné par l’intervention d’une journaliste pugnace et déterminée. Les certitudes du cow-boy des steppes vacillent...

À la croisée des genres entre film noir et western, on retrouve, comme dans La tendre indifférence du monde, l'esthétique si particulière de Adilkhan Yerzhanov. Les personnages troubles, salauds et gangsters, défilent dans de longs plans fixes, appuyant l'absurdité des situations, dans la droite lignée du cinéma d'Aki Kaurismäki. Subtile et méticuleuse, la mise en scène joue sur les reflets et le hors-champ.Le récit échappe au manichéisme et à l'excès démonstratif : les rapports entre les personnages sont complexes et le spectateur est libre de s'en faire sa propre idée. La beauté des images fait en permanence contrepoint à leur monstruosité comme pour rappeler que rien n'est perdu et que la rédemption est une des possibilités qui s'offre aux protagonistes. Enfin, comme dans son précédent film, la femme occupe une place singulière : elle s'oppose à l'ordre établi et fait bouger les lignes. Ainsi, si le titre annonce la couleur, le film ne sombre pas dans le désespoir. A dark, dark man est plutôt une expérience cinématographique. Le scénario allie avec brio l'humour noir, le cynisme, le romanesque du polar et le film social, le tout dans une forme propre à son auteur. Une réussite !

 
 

 

 

LA PRESSE 

avoiralire

Voilà un film qui porte bien son titre, tant le propos est noir et grave. Le cinéaste décrit une police corrompue, avec un vrai sens de la mise en scène et un art certain de la nuance et de l’humour. 

 

premiere

On pense au cinéma coréen, à ses embardées burlesques, à sa violence sèche et utragraphique.

 

Plus de critiques 

 

ENTRETIENS 

Entretien avec Adilkhan Yerzhanov, réalisateur

Le film commence comme un western, mais emprunte les codes du polar. Comment est né A DARK, DARK MAN ? 

Le scénario lui-même était susceptible de relever du genre...