Qui était Calamity Jane ? calamityaffiche2

 

Quelques idées fausses : 

Rien n’a jamais étayé la rumeur selon laquelle Martha Jane aurait servi sous les ordres du général Custer pendant les guerres indiennes.

Elle n’a jamais entretenu de liaison amoureuse avec Wild Bill Hickok.

De même,elle n’a pas assisté à son assassinat ni capturé son meurtrier.

Elle n’a jamais participé, non plus, au show de Buffalo Bill.

 

La « vraie vie » de Calamity 

Son autobiographie écrite sous sa dictée en 1896 et les lettres qu’elle aurait envoyées à sa fille constituent une source de renseignements plus ou moins fiables sur Martha Jane Cannary. N’ayant jamais connu les bancs de l’école, elle devait faire appel à d’autres pour s’exprimer par écrit. Des historiens, tel Richard W. Etulain, se sont penchés sur sa vie après sa mort afin de recouper les informations, souvent contradictoires, qui la concernent. 

Son enfance 

Il semble établi que Martha Jane est née le 1er mai 1856 à Princeton dans le Missouri, aînée d’une fratrie comportant trois garçons et deux filles. Ses parents, Robert et Charlotte, quittent leur ferme pour éviter un procès autour de l’héritage d’un grand-père. Ils émigrent probablement vers l’Ouest. Deux ans après, Martha est orpheline. Elle a alors onze ans. Elle laisse ses frères et soeurs dans des pensions de famille de Salt Lake City. 

Sa légende

Quand la légende devient une réalité, imprimez la légende. » Calamity n’aurait sans doute pas désavoué cette réplique du classique du western L’homme qui tua Liberty Valance de John Ford. La geste de Calamity Jane a traversé les décennies avec une énergie digne de cette sacrée bonne femme. Martha Jane n’a pas attendu sa mort pour faire marcher les imaginations à plein régime. Elle a inspiré romans, biographies plus ou moins farfelues, films, téléfilms, séries, albums de bandes dessinées et chansons. Et ce n’est sans doute pas fini ! On se demande aujourd’hui ce qu’elle penserait de toutes les oeuvres qu’a générées sa courte vie. 

Le surnom de Martha Jane 

Dans ses mémoires, Martha Jane prétend que son surnom lui a été donné parce qu’elle a sauvé un capitaine au cours des guerres indiennes. Il semblerait pourtant que le « Calamity » vienne plutôt de son goût pour la bouteille. Sa façon de hurler à la lune, après bien boire, glaçait le sang de ceux qui la croisaient. 

 

BIBLIOGRAPHIE SÉLECTIVE :

The Life and Legends of Calamity Jane de Richard W. Etulain 

La plus sérieuse des biographies de Martha Jane Cannary. Plongeant dans les archives avec le sérieux d’un historien, Richard W. Etulain fait un tri sévère entre les nombreuses légendes et la réalité. 

Lettres à sa fille de Calamity Jane 

Le roman le plus connu sur Calamity Jane. Il est aujourd’hui avéré que c’est un faux. 

 

(Dossier de presse)