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Roubaix, une lumière

2019

France

1h59

de Arnaud Desplechin.

avec Léa Seydoux (Claude), Sara Forestier (Marie), Roschdy Zem (Daoud), Antoine Reinartz (Louis), Philippe Duquesne (Dos Santos), Chloé Simoneau (Judith), Betty Catroux (De Kayser), Anthony Salamone (Kovalki), Maïssa Taleb (Soufia Duhamel-Hami), Ilyes Bensalem (Farid)...


À Roubaix, un soir de Noël, Daoud le chef de la police locale et Louis, fraîchement diplômé, font face au meurtre d’une vieille femme. Les voisines de la victime, deux jeunes femmes, Claude et Marie, sont arrêtées. Elles sont toxicomanes, alcooliques, amantes…


La petite histoire

 « Tous mes films ou presque, furent romanesques. Trop ! C’est ce « trop » que j’ai désiré. Aujourd’hui, j’ai souhaité un film qui colle au réel, de toute part. Qui reprenne un matériel brut. Et qui – par l’art de l’acteur – puisse s’enflammer. Comme le prologue du scénario l’indique : j’ai voulu ici ne rien offrir à l’imagination, ne rien inventer, mais retravailler des images vues à la télévision il y a 10 ans, et qui n’ont cessé de me hanter depuis. Pourquoi n’ai-je jamais pu oublier ces images ? C’est que d’habitude, je ne sais m’identifier qu’aux victimes. Je n’aime pas beaucoup les bourreaux. Et pour la première et unique fois de ma vie, chez deux criminelles, je découvrais deux sœurs. J’ai voulu considérer ces mots bruts des victimes et des coupables comme la poésie la plus pure qui soit. Je l’ai regardée comme un matériel sacré, soit : un texte que nous n’en finissons pas d’interpréter. Spectateur, je n’en finis pas d’avoir le vertige devant la culpabilité, et l’enfance de ces deux meurtrières. (…) Réalisateur, je cherche maintenant comment filmer et diriger – comment les acteurs interprèteront de tels rôles. Je crois que la position de la caméra et le jeu de l’acteur peuvent donner à voir les pires tourments des âmes. C’est la puissance d’incarnation propre au cinéma. Je crois que la fiction gagne à être un miroir possible du réel. »  Arnaud Desplechin