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Les amants crucifiés

Chikamatsu monogatari

1954

Japon

1h42

de Kenji Mizoguchi.

avec Kazuo Hasegawa (Mohei), Kyôko Kagawa (Osan), Eitarô Shindô (Ishun), Eitarô Ozawa (Sukeemon), Yôko Minamida (Otama), Haruo Tanaka (Gifuya Dôki), Chieko Naniwa (Okô), Ichirô Sugai (Gembei), Tatsuya Ishiguro (Isan), Hiroshi Mizuno (Kuroki)...


XVIIe siècle. Mohei est le brillant employé de l’imprimeur des calendriers du palais impérial. O-San, la jeune épouse de son patron, sollicite son aide pour éponger les dettes de sa famille car son mari est trop avare. Mohei accepte et emprunte l’argent sur la commande d'un client. Dénoncés et menacés d’adultère, Mohei et O-San vont devoir fuir avant de s’avouer l’un l’autre leur amour.

Pour les Japonais, même si le film se déroule au XVIIIsiècle, c’est un film moderne… Avant tout parce que la morale de l’histoire, cet amour qui triomphe de tout, même de la mort, trouve davantage sa source dans la littérature européenne des XVIIIème et XIXsiècle, dont Mizoguchi était très friand, que dans le féodalisme japonais… La tranquillité, la science de la beauté, et la fluidité avec lesquelles Mizoguchi met en scène cette tragédie en fait, écrit Jacques Lourcelles dans son dictionnaire du cinéma « une sorte d’égal de contemporain dans l’éternité d’un Goethe ou d’un Shakespeare… »

Comme l’écrit François-Guillaume Lorrain dans sa critique du Point« Les Amants crucifiés (…) fait partie de ce cycle miraculeux, où le très prolifique Mizoguchi, avant de mourir, va réaliser ses plus beaux films (L’Intendant SanshoContes de la lune vague après la pluie) qui lui valurent une reconnaissance internationale. C’était l’époque, le début des années 1950, où son collègue Kurosawa, dans un Japon qui se reconstruisait, avait lui aussi accédé à la renommée en dehors de ses frontières (…) L’on suit avec émerveillement ce glissement chez Mizoguchi d’un réalisme pitoyable et cruel à un irréel poétique et pur. La dernière demi-heure est sublime et même si on est au XVIIe siècle, c’est dans ce remplacement d’un monde par un autre que Mizoguchi, dans ce Japon qui ne songeait qu’à travailler et à regagner sa fierté, est tout à la fois utopique et d’une subversion folle. »