Prochainement

lefilsaffiche lesnuitsenoraffiche parasiteaffiche piranhasaffiche lautrecontinentaffiche lesparticilesaffiche etrevivantetlesavoiraffiche lacitedelapeuraffiche zombichildaffiche lunedemielaffiche unhavredepaixaffiche ledaimaffiche tolkienaffiche noureevaffiche bunuelaffiche 

lefilsaffiche2

Le fils

Syn

2018

Russie / France

1h11

de Alexander Abaturov.


Dima, est mort le 23 mai 2013, à l’âge de vingt-et-un ans. Enrôlé dans l’armée Russe, il est tué d’une balle dans la tête, lors d’une mission spéciale au Daghestan. Pendant que ses parents affrontent le vide laissé par sa disparition, ceux qu’il appelait ses frères, s’entraînent toujours pour la guerre dans des conditions difficiles qui créent un lien puissant entre eux. Ces deux univers se mêlent. Ils racontent la mort et l’absence.


La petite histoire

 Le 23 mai 2013, Alexander Abaturov a appris la mort de son cousin Dima. Le réalisateur était de passage dans la ville de Lussas lorsqu'il a reçu cette triste nouvelle. Il a alors appelé son oncle et sa tante et ce sont eux qui l'ont consolé ! Il se rappelle : 
"Ma tante a compris que j’étais en état de choc et pour m’aider à surmonter cette épreuve, elle m’a suggéré d’en faire un film. J’estimais que c’était trop difficile et je pensais que j’en étais même tout à fait incapable. À mesure que le temps passait, je me suis raccroché à ce projet qui m’a permis de canaliser mes émotions et d’exercer mon art. Je ne m’étais jamais imaginé filmer ma famille un jour. Ce sont les aléas de l’existence qui m’ont amené à le faire. C’était important, pour moi, de garder un regard d’amour et de tendresse sur ma famille, tout en évi-tant d’emmener le spectateur là où il n’était pas à sa place.

En mémoire de Dima, des gens ont accepté d'aider Alexander Abaturov à faire ce film, tout en le protégeant lui et son équipe des FSB (Service fédéral de sécurité de la fédération de Russie) qui n’appréciaient pas sa démarche. Le cinéaste se souvient : 
"Après, il a fallu obtenir des autorisations de hauts gradés. Mon oncle et ma tante, qui sont des personnes droites et respectées, ont intercédé auprès d’eux. C’est surtout grâce à ma complicité avec les jeunes soldats que les portes se sont ouvertes. Nous avons partagé un quotidien éprouvant, dormi sous les mêmes tentes, dans la forêt, sous la pluie, marché des kilomètres avec des sacs sur le dos. Le mien était rempli de matériel. J’ai souhaité filmer ces moments-là seul, pour garder cette proximité avec eux. Pour d’autres séquences, j’ai fait appel à un chef opérateur, un ami proche avec qui j’avais fait mon premier film Les Âmes dormantes."