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Je vois rouge

2018

France / Bulgarie

1h23

de Bojina Panayotova.


Après 25 ans passés en France, Bojina retourne en Bulgarie avec un soupçon vertigineux : et si sa famille avait collaboré aux services secrets du régime communiste ? Caméra au poing, elle embarque ses parents dans une quête effrénée qui menace de tourner à la catastrophe. Dans son obstination à trouver la vérité, elle se voit dépassée par ses propres méthodes qui ressemblent étrangement à celles du passé. Une odyssée tragico-comique qui mélange le film d’espionnage et le film de famille... 


La petite histoire

 Bojina Panayotova a un souvenir très précis et même très nostalgique de la Bulgarie, qui sont le point de départ principal de Je vois rouge. Là-bas, chaque enfant se préparait à entrer dans la Jeunesse Communiste et à se faire décerner le fameux foulard rouge des jeunes pionniers qui symbolisait l’intégration au collectif national. La réalisatrice raconte : "Je rêvais de ce foulard rouge, mais le Mur est tombé quelques mois avant la cérémonie... Enorme déception ! Ce manque est resté un fétiche un peu étrange, à 30 ans, j’y pensais encore, c’était ridicule. Le foulard pendait au-dessus de l’armoire familiale et j’avais envie de tirer dessus, quitte à faire tomber l’armoire...

Avant le tournage de Je vois rouge, Bojina Panayotova a visionné pas mal de documentaires comme ceux de Joshua Oppenheimer sur l’Indonésie. La cinéaste a aussi observé le processus de réconciliation en Afrique du Sud, et assez vite, elle s'est rendue compte que cette ligne de séparation existait au sein de sa famille. "Je posais à mes parents des questions inconfortables, je m’identifiais aux protestataires bulgares", précise-t-elle. 
D’où l’idée d’aller aux archives de la police secrète en Bulgarie pour ressortir le dossier de son grand-père, ce qu’on voit dans les premières séquences du film. "Je pensais que ma famille était ordinaire, sans histoire, mais en Bulgarie, j’entendais des remarques sur l’avant-89. Or, mes grands-parents ont beaucoup voyagé, on n’avait jamais parlé de la répression, il y avait des zones d’ombre. La question de la police secrète était omniprésente en Bulgarie, et j’ai commencé à douter : qui étaient mes grands-parents ? Et qui étaient mes parents ? Tout ça commençait à me dépasser", explique Bojina.