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Tout ce que le ciel permet

All that Heaven Allows

1955

Etats-Unis

1h29

de Douglas Sirk.

avec  Jane Wyman (Cary Scott), Rock Hudson (Ron Kirby), Agnes Moorehead (Sara Warren), Conrad Nagel (Harvey), Virginia Grey (Alida Anderson), Gloria Talbott (Kay Scott), William Reynolds (Ned Scott), Charles Drake (Mick Anderson), Hayden Rorke (Dr. Dan Hennessy), Jacqueline deWit (Mona Plash)...


Une veuve d’âge mûr mène une vie terne dans une petite localité de la Nouvelle-Angleterre. Alors que ses enfants et sa meilleure amie la poussent à se remarier avec un rassurant quinquagénaire, elle est séduite par son jeune jardinier. Celui-ci partage ses sentiments mais leur liaison ne tarde pas à être décriée, voire combattue…

En 1955, Douglas Sirk tourne avec son acteur fétiche Rock Hudson un projet singulier, qui exprime à travers le mélodrame le conflit entre le conformisme, les préjugés ancestraux, et l’aspiration individuelle au bonheur, ainsi qu’à une vie proche de la nature. Sa critique sociale dont la virulence n’a d’égale que la modernité, allait inspirer de nombreux cinéastes, notamment Rainer Werner Fassbinder et Todd Haynes, qui transposeront l’intrigue du film de Sirk, respectivement dans Tous les autres s’appellent Ali et Loin du Paradis, deux manifestes contre l’intolérance.

« Chez les amis du jardinier, l’héroïne feuillette le livre qui donne la clé même de tout le film, Walden de Thoreau, avec son invitation à retourner à la nature au nom d’une morale de l’individualisme qui refuse les conventions sociales : "La masse des hommes mène des vies tacitement désespérées. Ce qu’on prend pour de la résignation n’est qu’un désespoir confirmé… Pourquoi donc sommes-nous si désespérément pressés de réussir dans nos vaines entreprises ? Si quelqu’un ne marche pas au même rythme que ses compagnons, c’est peut-être qu’il entend le son d’un autre tambour. Qu’il marche au pas de la musique qu’il entend, si discrète ou si lointaine soit-elle."  Jean-Loup Bourget, Douglas Sirk, Edilig


La petite histoire

Les deux héros du film, Jane Wyman et Rock Hudson, n'en sont pas à leur première collaboration. En effet, les deux acteurs, un an auparavant, étaient déjà dirigés par Douglas Sirk dans la comédie dramatique Le Secret magnifique, gros succès en salle. Les studios Universal souhaitaient par conséquent réitérer l’expérience avec Tout ce que le ciel permet. Ils donnèrent ainsi à Douglas Sirk un budget confortable et une relative liberté : "On me permettait au moins de travailler sur les textes", explique Sirk. "Il fallait que je suive les règles, que j'évite les expérimentations, que je fasse des happy-end mais la Universal n'est jamais intervenue ni sur le travail à la caméra ni sur mon montage.