Prochainement

amandaaffiche lesfillesdusoleilaffiche yomeddineaffiche lenfanceduchefaffiche hardeightaffiche lapermissionaffiche2 leveuvesaffiche diamantinoaffiche  

amandaaffiche2

Amanda

2018

France

1h47

de Mikhaël Hers.

avec Vincent Lacoste (David Sorel), Isaure Multrier (Amanda), Stacy Martin (Léna), Ophélia Kolb (Sandrine Sorel), Marianne Basler (Maud Sorel), Jonathan Cohen (Axel), Nabiha Akkari (Raja), Greta Scacchi (Alison), Bakary Sangaré (Le directeur de la Maison des Enfants), Claire Tran (Lydia), Elli Medeiros (Eve, la mère de Léna)...


Paris, de nos jours. David, 24 ans, vit au présent. Il jongle entre différents petits boulots et recule, pour un temps encore, l’heure des choix plus engageants. Le cours tranquille des choses vole en éclats quand sa sœur aînée meurt brutalement. Il se retrouve alors en charge de sa nièce de 7 ans, Amanda. 

« Comme dans ses opus précédents, tout ce que filme Hers est marqué du sceau de la grâce, de la retenue, de la délicatesse, de la force tranquille, y compris et même surtout quand le récit plonge en pleine tragédie. Hers a aussi le talent du casting : Amanda est jouée par la petite Isaure Multrier, ébouriffant mélange d’enfance et de maturité, qu’Hers dirige comme un vrai personnage, façon Doillon. L’oncle désemparé par le deuil et par les responsabilités qui lui tombent soudain sur le râble, c’est Vincent Lacoste, merveilleux dans son premier rôle dramatique. Après Ce Sentiment de l’été (titre qui fonctionnerait aussi pour Amanda), Mikhaël Hers s’affirme comme le grand aquarelliste des sentiments profonds, des affects complexes, des deuils rédimés et du contraste entre la météo (estivale) et les coeurs (plongés en plein hiver). » Les Inrockuptibles


La petite histoire

Le thème du deuil, déjà présent dans Ce sentiment de l’été de Mikhaël Hers, est abordé de manière plus concrète dans Amanda, avec cette nièce que David doit prendre en charge après le décès de sa mère. "Dans mes précédents films, l’inspiration venait plutôt par un biais rétrospectif et mélancolique, qui me permettait de réinvestir une époque ou des lieux. Pour Amanda, le point de départ était l’envie de parler du Paris d’aujourd’hui et de capturer quelque chose de la fragilité, de la fébrilité et de la violence de l’époque. Amanda est donc effectivement plus inscrit dans le présent et le quotidien que mes précédents films", analyse le metteur en scène. 

Le désir pour le réalisateur Mikhaël Hers de saisir quelque chose de la violence de notre époque est notamment né des attentats de 2015 "parce que ceux-ci étaient le point paroxystique de la violence d’aujourd’hui. Et par extension les attentats appartiennent désormais à un tableau d’ensemble plus vaste d’une époque où l’on est rudoyé par la perte de repères et la prise de conscience de notre fragilité. J’avais plusieurs choses en tête... Témoigner du Paris d’aujourd’hui, la figure d’un grand enfant et d’un petit enfant qui s’accompagnent, les attentats du 13 novembre... Un film est constitué de plein d’éléments qui s’agrègent un peu mystérieusement, jusqu’à dessiner une architecture, un récit qui vous devient nécessaire, que vous ne pouvez contourner."